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Que signifie l’achat de 47 TWh d’électricité pour le Nouveau-Brunswick?

Le déversoir du barrage sur le fleuve Saint-Jean

L’achat de 47 TWh au Québec doit entre autres assurer que le Nouveau-Brunswick a assez d'électricité pendant la réfection du barrage hydroélectrique de Mactaquac.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Radio-Canada

Le volume supplémentaire d’électricité que le Nouveau-Brunswick achètera au Québec devrait entraîner des économies considérables, selon Énergie NB.

Les sociétés Énergie NB et Hydro-Québec ont annoncé vendredi matin la conclusion de trois ententes qui prévoient entre autres l’achat de 47 térawattheures (TWh) d’électricité par le Nouveau-Brunswick, un partage d’expertise sur l’entretien des barrages et des discussions sur de nouvelles connexions entre les deux provinces.

Ce volume d’électricité est comparable à la consommation annuelle d'environ 60 000 foyers, précise le président-directeur général d’Énergie NB, Gaëtan Thomas. C’est aussi l’équivalent de 15 % des besoins énergétiques de la province, dit-il.

Le Nouveau-Brunswick pourrait produire lui-même cette énergie, mais la province économise en l’achetant plutôt au Québec, explique-t-il.

L’achat de 47 TWh doit aussi assurer une quantité suffisante d'électricité à la province pendant la réfection du barrage hydroélectrique de Mactaquac. Énergie NB pourra également diminuer sa production à la centrale au charbon de Belledune et ainsi réduire son empreinte carbone, ajoute Gaëtan Thomas.

Des millions de dollars économisés

Les travaux de réfection de la centrale hydroélectrique de Mactaquac et de son évacuateur de crues sont estimés à 100 millions de dollars, mais M. Thomas affirme que le remplacement complet de ces infrastructures coûterait des centaines de millions de dollars.

La dette d’Énergie NB ne lui permet pas de réduire ses tarifs, mais les prochaines hausses seront moindres grâce à l’achat de l’hydroélectricité du Québec, selon M. Thomas.

Les deux hommes sont assis à une table en attendant de prendre la parole devant les journalistes.

Les PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel et son homologue d’Énergie NB, Gaëtan Thomas, ont présenté vendredi le contenu des ententes lors d’une conférence de presse à la centrale hydroélectrique de Mactaquac, près de Fredericton.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Gaëtan Thomas dit toutefois que le gouvernement fédéral ne pourra peut-être pas contribuer au financement des travaux de réfection de Mactaquac. Les exportations d’énergie du Canada aux États-Unis sont maintenant libres de droits compensatoires, mais une subvention du fédéral à Mactaquac pourrait amener les États-Unis à imposer des représailles commerciales, explique le PDG.

Une centrale d'électricité.

Hydro Québec, poste Madawaska près de Dégelis.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Une entente bien accueillie

Si le projet de réfection et l’étude d’impact environnemental sont approuvés, les travaux sur le barrage pourraient commencer en 2025-2026.

L'éventuelle possibilité de transporter davantage d'électricité sur les lignes de transport au Nouveau-Brunswick pourrait ouvrir de nouveaux marchés.

De plus, selon le premier ministre, l'entente avec Hydro Québec est bonne, d'autant plus qu'elle permet d'obtenir de l'électricité qui ne provient pas de combustibles fossiles.

Avec des renseignements de Michèle Brideau, de Radio-Canada, et de Jacques Poitras, de CBC

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