•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Septimus Neverson coupable de 54 chefs d’accusation

Septimus Neverson.

Septimus Neverson

Photo : SPVM

Radio-Canada

L’homme de 57 ans qui avait été arrêté à la suite d’une série de braquages à domicile particulièrement violents a été reconnu coupable vendredi d’une cinquantaine de chefs d’accusation incluant enlèvement, meurtre et tentative de meurtre.

Septimus Neverson a été reconnu coupable de tous les chefs d’accusation portés contre lui au terme d’un procès qui s’est amorcé en octobre 2018 devant le juge Guy Cournoyer, au palais de justice de Montréal.

Selon la Couronne, Septimus Neverson a commis au moins 13 violations de domicile avec agression à Montréal et à Laval entre 2006 et 2009, où il a fait une quarantaine de victimes.

Une de ces attaques a coûté la vie au peintre Jacques Sénécal, à Laval. La victime avait tenté de se défendre lors de l'agression avant d’être abattue par Neverson. Il avait également blessé deux autres personnes par balles.

Septimus Neverson, qui avait pris la fuite à l'étranger, avait finalement été arrêté en février 2015 par les autorités de Trinité-et-Tobago, à la demande du Service de police de la Ville de Montréal, en vertu d'un mandat d'arrestation international.

Septimus Neverson doit revenir devant le tribunal le 17 janvier prochain pour les recommandations sur sa peine.

Il encourt, puisqu’il est coupable de meurtre, une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Il va purger sa peine de façon concurrente, c’est-à-dire que les peines qu’il encourt pour les différents délits qu’il a commis seront regroupées et purgées simultanément.

Puisqu’il n’est pas citoyen canadien, Septimus Neverson devra malgré tout purger sa peine au Canada, mais pourrait être expulsé du pays après l’avoir purgée.

Habituellement, les procès pour des crimes graves tels que les meurtres sont entendus devant un jury. Or, il arrive dans certains cas que la défense et la Couronne s’entendent pour que le procès soit tenu devant un juge seul, a expliqué Denis Dionne, ex-procureur en chef adjoint aux poursuites criminelles et pénales sur les ondes d’ICI RDI.

Habituellement, c’est pour des raisons pratiques qu’on utilise ce genre d’exception, précise Denis Dionne, dans la mesure où le nombre élevé de chefs d’accusation et de victimes peuvent entraîner un procès très long et très complexe devant un jury.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.