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Michael Fortier ne sera pas candidat à la direction du Parti conservateur

Michael Fortier sourit.

Michael Fortier estime qu'il y a trop d'« éléments radicaux » parmi les conservateurs pour qu'il l'emporte.

Photo : Radio-Canada Sports

Radio-Canada

Le financier Michael Fortier ne tentera pas de devenir chef conservateur, a-t-il annoncé vendredi matin, expliquant qu’il ne croyait pas être en mesure de rallier assez d’appuis.

Quand on veut se présenter pour un poste comme celui-là, il faut être réaliste […] et bien comprendre quelles sont ses chances de se rendre au podium, a souligné l’ancien sénateur et ministre du gouvernement de Stephen Harper au micro de Tout un matin, à ICI Première.

Mon constat, il est très simple : c’est que ce serait particulièrement difficile pour moi, a admis le vice-président du conseil de RBC Marchés des Capitaux.

Il y a un trop grand nombre de membres très à droite, en termes de valeurs sociales, au sein du Parti conservateur, selon Michael Fortier, qui se considère comme un modéré. Il y a des éléments radicaux dans notre parti qui expliquent l’élection de M. Scheer.

Je ne pense pas qu’une candidature comme la mienne gagnerait une majorité de ce membership.

Michael Fortier

M. Fortier espère qu’avec le temps, le Parti conservateur saura se rééquilibrer. Notre parti est bien meilleur que ça, a-t-il assuré.

Pour écouter l'entrevue de Michael Fortier à l'émission Tout un matin à ICI Première, cliquez ici.

Mais il n’est pas question pour lui de quitter la barque, qui demeure celle dans laquelle il se retrouve le plus.

Je ne suis pas satisfait avec ce que je vois à Ottawa, a-t-il noté, en reconnaissant qu’abandonner l’idée de déloger Justin Trudeau n’a pas été facile : j’aurais voulu le faire. Ça m’a beaucoup tenté.

Je pense que j’aurais pu battre M. Trudeau lors d’une prochaine élection, a affirmé Michael Fortier. Mais il fallait pour cela qu’il remporte l’investiture conservatrice.

L'exercice aurait représenté pour lui un grand sacrifice. Pour le convaincre d'aller de l'avant, il lui aurait fallu avoir l'impression d'avoir de bonnes chances, car il ne cherchait ni une aventure ni un travail d'été.

Il fallait que je voie un sentier illuminé vers le podium, et je ne le vois pas.

Andrew Scheer a laissé son poste de leader conservateur moins de deux mois après avoir perdu son pari de renverser le gouvernement Trudeau. Ses candidats n’ont remporté que 121 sièges aux Communes, contre 157 pour les libéraux.

Dès le lendemain des élections, les pressions se sont multipliées au sein du parti pour l’amener à partir.

Les membres du Parti conservateur éliront leur prochain chef le 27 juin à Toronto.

Les noms de quelques candidats potentiels circulent depuis plusieurs semaines, dont ceux de l’ex-premier ministre du Québec Jean Charest, des anciens ministres fédéraux Rona Ambrose et Peter MacKay, des députés Gérard Deltell et Pierre Poilièvre, et l'homme d’affaires Vincent Guzzo. Bryan Brulotte, un autre homme d’affaires, et la députée Marilyn Gladu ont confirmé cette semaine qu’ils seraient candidats.

Les anciens premiers ministres de la Saskatchewan Brad Wall et du Nouveau-Brunswick Bernard Lord ont pour leur part indiqué qu’ils ne seraient pas de la course.

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