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Métiers : des employeurs demandent l'aide du gouvernement pour former des apprentis

Le travailleur est en train de souder une pièce d'acier dans une usine.

Plusieurs employeurs ontariens peinent à recruter des soudeurs, des mécaniciens et des charpentiers.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Radio-Canada

L’organisme Planification en main-d’oeuvre Sudbury et Manitoulin indique qu’il existe un « réel écart » entre les occasions d’emploi que les récents diplômés du secteur des métiers espèrent trouver après leurs études et les réelles qualifications que les employeurs s’attendent à ce qu’ils détiennent.

Afin de trouver des solutions au problème qui se présente partout en Ontario, le gouvernement provincial a demandé à tous les 26 conseils de planification de la main-d’oeuvre de mener un sondage auprès des employeurs afin de déterminer les métiers où les besoins de main d’oeuvre sont le plus présents.  

La directrice générale de l’organisme, Reggie Caverson, affirme qu’au niveau local, plusieurs employeurs sont à la recherche d’électriciens, de soudeurs, de mécaniciens, de charpentiers et de conducteurs de camions de marchandises qui sont formés. Toutefois, les employeurs ne sont pas toujours prêts à former leurs recrues. 

Il y a des employeurs qui étaient activement déterminés à mettre en oeuvre certaines pratiques d’embauche et à aider les apprentis le plus possible. Ils sont même prêts à payer pour leur éducation et à soutenir leur évolution au sein de leur entreprise, explique Mme Caverson. 

Un femme sourit en tenant un rapport dans ses mains.

Reggie Caverson est directrice générale de Planification de la main-d'oeuvre Sudbury et Manitoulin.

Photo : CBC / Hilary Duff

Mais d’autre part, nous avons vu plusieurs employeurs qui avaient l’impression qu’il n’était pas de leur ressort de former les apprentis, donc ils ne les embauchent pas et en agissant de la sorte, ils n’arriveront pas à combler leurs besoins futurs en main-d’oeuvre.

Reggie Caverson, directrice générale de Planification en main-d’oeuvre Sudbury et Manitoulin

Mme Caverson souligne que la pénurie de personnel est un problème qui se fait bien remarquer dans le secteur des métiers surtout depuis les 10 dernières années, et croit qu’il ne fera que s'aggraver étant donné que l’âge moyen d’un travailleur dans le domaine est de 57 ans. 

[Certains employeurs] ne croyaient pas qu’il leur revenait d’embaucher sans incitatif du gouvernement pour la formation. Ils s’attendaient à recevoir des travailleurs entièrement formés et qui détenaient au moins cinq ans d’expérience professionnelle, note-t-elle. 

Une jeune femme travaille sur un moteur.

Certains employeurs plaident pour la réintroduction systématique des métiers dans les écoles secondaires.

Photo : Radio-Canada

Selon Mme Caverson, plusieurs des employeurs sondés estiment que le gouvernement devrait subventionner les salaires, à hauteur de 5 $ par heure de formation. 

Les employeurs ont aussi demandé la réintégration des métiers dans les écoles secondaires. 

Plusieurs élèves ne savent rien des métiers, et c’était pourtant l’un des moyens de fournir des travailleurs au système. On pourrait même rendre la formation aux métiers obligatoire pour que les élèves puissent en faire l'expérience et voir s’ils aiment ça, fait savoir Mme Caverson. 

Le Ministère du Travail, de la Formation et du Développement des compétences n’a pas indiqué ce qu’il prévoit faire des données recueillies par l’entremise des conseils de planification de la main-d’oeuvre.

Avec les informations de CBC

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