•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un nouveau virus découvert en Chine après une pneumonie

Un virus grossi sous un microscope.

Le coronavirus du SRAS vu sous un microscope.

Photo : AFP/British Health Protection Agency

Radio-Canada

Une mystérieuse maladie qui a frappé 59 personnes dans le centre de la Chine serait causée par un nouveau virus, de la famille du SRAS.

C’est ce qu’ont annoncé les autorités chinoises jeudi.

Selon les autorités chinoises, le virus peut provoquer des troubles graves chez certains patients, avait indiqué dès mercredi l'OMS, mais il ne se transmet pas rapidement.

La maladie s’est déclarée entre le 12 et le 29 décembre dans la ville de Wuhan, qui compte 11 millions d'habitants.

Les patients ont été placés en quarantaine, selon la Commission municipale de l'hygiène et de la santé de la ville.

Le dernier bilan officiel de l'épidémie fait état de 59 personnes contaminées, dont 7 gravement atteintes, les autres étant dans un état stable. Huit patients, guéris, ont été autorisés à quitter l'hôpital, selon l'agence Chine nouvelle.

Aucun patient n'est mort pour l'instant, a précisé la commission.

Une équipe d'experts a établi de manière préliminaire qu'un nouveau type de coronavirus était responsable de la maladie, a déclaré le chercheur Xu Jianguo, de l'Académie chinoise d'ingénierie, cité jeudi par l'agence de presse Chine nouvelle.

Un total de 15 cas positifs au nouveau type de coronavirus ont été détectés pour l'instant, a précisé M. Xu, chef de l'équipe d'experts qui a étudié le pathogène.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé les résultats des recherches chinoises depuis son bureau de Pékin.

Les autorités chinoises ont écarté une réapparition du SRAS, qui avait fait près de 800 morts au total dans le monde au début des années 2000.

Elles ont annoncé la semaine dernière avoir sanctionné huit personnes pour avoir publié ou retransmis des informations fausses sur Internet sans vérification. La nature de ces sanctions n'a pas été précisée.

Faut-il s’inquiéter?

Le Dr Jasmin Villeneuve, médecin-conseil à l'Institut national de santé publique du Québec, estime qu’il faudra tempérer les inquiétudes.

Il y a quand même des infections sévères qui sont survenues dans un même moment chez plusieurs personnes avec un agent infectieux dont on ne connaissait pas l'identification. Toutefois, il n’y a pas d’inquiétude à avoir une pandémie ou des choses du genre pour le moment. Les premières données ne semblent pas montrer de transmission de personne à personne, a-t-il expliqué en entrevue à l’émission L’heure du monde sur les ondes de Radio-Canada.

Pour Eleni Galanis, épidémiologiste au Centre de contrôle des maladies infectieuses de Colombie-Britannique, il y a beaucoup d’éléments similaires [avec l’épidémie du SRAS]. Ce qui est différent cependant, c’est que pour le SRAS, on ne connaissait pas le virus auquel on avait affaire. Deuxièmement, on n’a pas eu connaissance de l’éclosion en Chine assez tôt pour pouvoir se préparer dans d’autres pays tel que le Canada. Je pense que la Chine a montré plus de transparence en nous laissant savoir qu’elle était en train d’investiguer ces cas. Et en ayant la possibilité de trouver le virus beaucoup plus tôt qu’en 2003.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !