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Facebook ne censurera pas les publicités politiques, même celles qui sont mensongères

Mark Zuckerberg boit de l'eau.

Le pdg de Facebook, Mark Zuckerberg, lors de son témoignage devant le Congrès américain en 2019.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Agence France-Presse

Facebook fait fi des critiques et confirme qu'il ne censurera que très exceptionnellement les publicités politiques, même mensongères, estimant qu'il revient au public de faire le tri.

Nous basons nos principes sur le fait que les gens puissent entendre ceux et celles qui ont vocation à les diriger, le bon grain comme l'ivraie, et que ce qu'ils et elles ont à dire soit passé au crible et débattu en public, a écrit jeudi dans un billet de blogue le directeur produit de Facebook, Rob Leathern.

Ainsi, malgré d'intenses critiques et le risque de désinformation à grande échelle en plein dans la campagne présidentielle américaine, le réseau reste droit dans ses bottes.

Dans une démocratie, je pense que c'est aux gens de décider ce qui est crédible, pas aux géants numériques, avait affirmé en octobre le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, prévoyant toutefois quelques exceptions, comme en cas d'incitation à la violence.

Rob Leathern et Mark Zuckerberg considèrent que ce n'est pas à une compagnie privée de prendre la décision de censurer une personnalité politique. Ils préfèrent appeler à une réglementation qui s'applique à tout le secteur.

Facebook sur la sellette

Le géant numérique tire l'essentiel de ses revenus et de ses immenses bénéfices de sa capacité à cibler de manière extrêmement précise une audience donnée, ce qui conduit les candidats et candidates à la présidentielle américaine à dépenser d'importantes sommes sur le réseau.

À l'automne, Facebook avait ainsi permis la diffusion d'une publicité politique de la campagne de réélection de Donald Trump qui contenait de fausses informations sur un rival démocrate, Joe Biden.

La décision avait provoqué un tollé, et une autre candidate démocrate, Elizabeth Warren, avait acheté une publicité sur Facebook où elle affirmait – faussement – que Mark Zuckerberg et le réseau social soutenaient la réélection de Donald Trump.

Lundi, le président américain a affirmé que Mark Zuckerberg l'avait félicité pour sa présence sur le célèbre réseau social à l'occasion d'un dîner en octobre.

Les candidats dans la course à la Maison-Blanche n'ont pas tardé à réagir. L'ex-vice-président Joe Biden a raillé Facebook, qui continue de faire passer ses profits avant la vérité, permettant à des politiciens comme Donald Trump de dépenser un montant d'argent inimaginable pour payer de la désinformation.

Facebook est particulièrement sur la sellette à l'approche de l'élection présidentielle de 2020 après le scandale Cambridge Analytica : cette société britannique avait utilisé leurs données personnelles à l'insu de dizaines de millions d'utilisateurs et d'utilisatrices de Facebook pour influer sur l'issue du vote en 2016.

À cela se sont ajoutées les révélations sur les campagnes de désinformation en ligne menées par une officine russe proche du Kremlin pour aider la candidature du milliardaire républicain. Facebook avait été particulièrement lent à admettre la portée de l'intervention.

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