•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les génératrices au carburant fossile d'Énergie Yukon roulent à plein régime

Plan large d'une centrale de production d'électricité avec génératrices. De la fumée s'échappe de cheminées derrière des fils de transmission d'électricité.

Les génératrices d'électricité au gaz naturel sont nécessaires par grand froid pour répondre à la demande, particulièrement aux heures de pointe, selon Énergie Yukon.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

Avec le froid qui s’abat sur le Yukon ces jours-ci, le producteur d'électricité Énergie Yukon demande l’aide de ses abonnés pour réduire le recours aux génératrices d'électricité utilisant de l’énergie fossile.

Pendant les heures de pointe, entre 7 h et 9 h, puis de 17 h à 19 h, jusqu’à 30 % de l’électricité doit être produite par les centrales de gaz naturel ou de diesel.

Par ailleurs, Énergie Yukon a loué neuf génératrices au diesel supplémentaires cet hiver de façon à pouvoir produire un autre 18 mégawatts en raison d’une demande croissante en énergie au territoire.

Un édifice avec la bannière d'Énergie Yukon.

Énergie Yukon est la société d'État responsable de la production d'électricité au territoire. L'entreprise privée Atco Electric est responsable de la distribution d'électricité pour la plupart des abonnés du réseau.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Le président-directeur général d’Énergie Yukon, Andrew Hall, affirme que les pics de demande en énergie se font de plus en plus importants.

Généralement, quand nous atteignons des températures de -30 degrés Celcius nous commençons à voir des records de demande. Dimanche soir par exemple, nous avons atteint une demande de 95 mégawatts, un record. C’est beaucoup d’énergie et ça met à l’épreuve nos ressources. C’est un problème.

Andrew Hall, PDG, Énergie Yukon

La société d’État a ainsi émis un avis public demandant aux abonnés du territoire d’éviter d’utiliser leurs électroménagers énergivores comme le lave-vaisselle ou le sèche-linge pendant les heures de pointe.

La Société de conservation du Yukon appuie la démarche du fournisseur d’énergie avec qui des projets de sensibilisation sont sur le point de voir le jour.

« Le recours au diesel pendant cette période de froid est préoccupant », selon Davon Callender, responsable des communications de l’organisme. « Il y a de nombreuses actions que les Yukonnais peuvent faire pour qu’Énergie Yukon n’ait pas à utiliser autant de diesel. »

De la brume et de la fumée dans le ciel.

Les gaz d'échappement des génératrices au gaz naturel d'Énergie Yukon peuvent être aperçus de loin par temps froid.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

« Nous devons au Yukon comme ailleurs dans le monde nous diriger vers un changement de train de vie. Toutes les actions comptent, les petites comme les grandes. »

L’ingénieur Jean-Paul Pinard, impliqué de nouveau depuis peu auprès de la Société de conservation du Yukon, croit qu’Énergie Yukon aurait intérêt à travailler de concert avec les Premières Nations dont certaines développent présentement des projets d’énergie renouvelable, comme la biomasse pour Teslin ou les éoliennes à Burwash Landing.

Ces demandes énergétiques vont se répéter tous les ans. Il y aura toujours de nouveaux records d’utilisation et ce sera à chaque fois le recours au diesel et au gaz naturel. Nous demandons plus de production d’énergie renouvelable sur la grille électrique avec un intérêt particulier pour l’éolien.

Jean-Paul Pinard, ingénieur spécialisé en énergie éolienne

Le promoteur de longue date de l’énergie éolienne affirme que l’énergie éolienne a l'avantage de produire en hiver alors que les faibles heures d’ensoleillement ne permettent pas la production d’énergie solaire. Jean-Paul Pinard explique qu’un des grands défis demeure la technologie d'emmagasinage d’énergie.

Plan large d'un barrage hydroélectrique en hiver.

La majeure partie de l'énergie au Yukon, 92 % en 2018, est produite par trois centrales hydroélectriques, dont le barrage de Whitehorse.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

De ce côté, Énergie Yukon affirme être sur le point d’entamer un projet de stockage d'énergie sur batteries avec du financement du gouvernement fédéral, mais le projet pourrait prendre encore deux ans avant de voir le jour.

Entre-temps, le gouvernement du Yukon doit présenter sa stratégie finale sur les changements climatiques, l’énergie et l’économie vertes, dont l’ébauche a été présentée en novembre dernier. Le territoire a par ailleurs modifié sa réglementation pour permettre la microproduction d’énergie indépendante.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Grand-Nord

Changements climatiques