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Les changements climatiques laisseront les agriculteurs pour compte, prévient un expert

Un champ de blé en Saskatchewan

En raison des températures qui augmentent, les agriculteurs de la Saskatchewan pourraient avoir de la difficulté à trouver l'eau dont ils ont besoin pour l'irrigation, selon John Pomeroy, un expert de l'Université de la Saskatchewan.

Photo : CBC / Bonnie Allen

Radio-Canada

Un expert de l’Université de la Saskatchewan tire la sonnette d’alarme à propos des changements climatiques et de leurs effets sur les agriculteurs, particulièrement en matière d’approvisionnement en eau, et incite le gouvernement à se pencher sur la question.

John Pomeroy, directeur du programme Global Water Futures de l’Université de la Saskatchewan, affirme que les manteaux neigeux des montagnes subissent des changements, entraînant une fonte plus hâtive, ce qui alimente davantage en eau la rivière Saskatchewan.

À l’heure actuelle, dans le lac Diefenbaker, le débit connaît des pointes en mai et juin, ce qui est parfait quand on veut irriguer nos cultures en juin et juillet, mais si ces pointes arrivent en mars ou en avril, ça devient plus problématique [pour les agriculteurs], illustre l’expert.

Alors que les manteaux neigeux sont sujets à fondre plus rapidement que la normale, la Saskatchewan, elle, n’est pas prête à répondre à la situation, prévient John Pomeroy. Selon lui, la province pourrait ne pas avoir une capacité de stockage [des eaux] suffisante.

Le prix des aliments est appelé à augmenter

L’expert estime que la capacité de la Saskatchewan à stocker de l’eau deviendra nécessairement plus importante lorsque les agriculteurs subiront de longues périodes de sécheresse dues aux changements climatiques.

L’intérêt pour l’irrigation en Saskatchewan pourrait bien augmenter à mesure que les températures grimpent et que les étés deviennent plus longs. Et le prix des aliments, à cause des catastrophes climatiques dans le monde entier, aura certainement tendance à augmenter, indique John Pomeroy.

Si les barrages et les réservoirs existants s’avèrent insuffisants pour entreposer de l’eau et répondre à la demande des agriculteurs, il faudra en construire de nouveau, souligne-t-il.

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