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Des exportations de bois moins rentables depuis une mesure de Trump

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Les scieries du Nouveau-Brunswick exportent 70 % de leur bois d'oeuvre aux États-Unis. L’industrie compte 22 000 emplois.

Les scieries du Nouveau-Brunswick exportent 70 % de leur bois d'œuvre aux États-Unis. L’industrie compte 22 000 emplois.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Les exportations de bois d'œuvre du Nouveau-Brunswick vers les États-Unis pourraient augmenter de 3 à 6 % cette année, mais elles ne seront pas aussi profitables que d'habitude à cause d’une mesure protectionniste du président Donald Trump.

L'industrie néo-brunswickoise a payé près de 100 millions de dollars en droits compensateurs imposés par le président américain depuis 2017.

Qu’est-ce que le droit compensateur?

Le droit compensateur est une mesure protectionniste visant à contrer la concurrence internationale d’une industrie locale. Dans ce cas particulier, il contraint les scieurs à payer plus cher pour exporter leur bois d’œuvre aux États-Unis.

Concurrence internationale accrue

À ce défi s'en ajoute un nouveau. Trois pays européens, l'Allemagne, l'Autriche et la République tchèque, aux prises avec des insectes destructeurs, écoulent massivement leur bois sur la côte est des États-Unis, sans avoir à payer de tarif.

D’ailleurs, le volume d’exportation de la province correspond à celui de ces trois pays réunis, selon Mike Léger, directeur général de Forêt NB, l’association des producteurs de bois du Nouveau-Brunswick.

Le directeur général de Forêt NB souhaite que la recherche se poursuive afin d'éviter une épidémie de tordeuse partout en Atlantique.

Mike Léger, directeur général de Forêt NB (archives).

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Enfin, l'instabilité au Proche-Orient pourrait contribuer à une valorisation du dollar canadien, ce qui risque de nuire aux exportations.

L'industrie confiante, contrairement au gouvernement

Malgré cela, l’industrie reste confiante vis-à-vis de la prochaine année.

On croit qu'on va être capables de passer à travers les [contraintes] qui sont devant nous, estime M. Léger.

Le premier ministre Blaine Higgs, quant à lui, se montre beaucoup plus inquiet face à la situation actuelle.

Du bois d'œuvre prêt à être exporté à la scierie de J.D. Irving à Saint-Léonard (N.-B.).

Du bois d'œuvre prêt à être exporté à la scierie de J.D. Irving à Saint-Léonard (N.-B.).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

On s'attend à ce que le marché sombre comme une pierre, et cela est inquiétant, s'alarme-t-il.

Selon lui, les données fournies par l'industrie montrent clairement que les marchés pour le bois d'œuvre sont en danger et que des pertes d'emplois sont possibles au Nouveau-Brunswick.

Les droits compensateurs imposés par les États-Unis au Nouveau-Brunswick s'élèvent à 9,92 %.

Le conflit du bois d’œuvre frappe l’ensemble de l’industrie néo-brunswickoise, qui doit payer plus cher pour exporter son bois d’œuvre aux États-Unis depuis 2017.

D'après un reportage de Michel Corriveau

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