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25 ans plus tard, Cayouche roule toujours

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Cayouche avec sa guitare, sur une scène.

Cayouche, lors d'un spectacle à Cap-Pelé en 2015

Photo : Radio-Canada

Il est venu au monde en Acadie. Il n’a plus 40 ans, mais Cayouche tient toujours bon. Le 7 janvier, il avait 71 ans. Une autre année « en travers » de laquelle il a passé.

L’âge ne vous arrête pas?

Non! répond-il. L’âge c’est un chiffre… une excuse.

Justement, sa vente de musique ne s’arrête pas non plus. Cayouche lancera vendredi prochain un album, en format vinyle, de ses plus grands succès. Une version pour tourne-disque de son dernier disque compact, sorti pour les Fêtes.

La pochette de l'album. Des images de Cayouche sur un drapeau acadien.

Une version en vinyle de sa dernière compilation de musique sortira la semaine prochaine.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Parmi ses meilleures tounes, il y a forcément Roule, roule, chanson tirée de l'album du même nom et qui, selon l’ancien gérant de l’artiste, a marqué une étape importante dans sa carrière.

Roule, roule (encore)

On a sorti des Maritimes, des centres communautaires et on a rentré dans les salles de spectacles, explique Jean-Marc-Dufour, qui était le gérant de Cayouche en 1999, à la sortie de Roule, roule.

Jean-Marc Dufour lors d'une entrevue avec un journaliste.

Jean-Marc Dufour a été le premier gérant de Cayouche.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Sentant le potentiel de Cayouche, il a pris des risques pour ce troisième album.

Là, on a été dans les meilleurs studios, avec les meilleurs techniciens, on a fait du marketing, on a vraiment soigné cet album.

Jean-Marc Dufour

Avec Roule, roule, on a lancé l'album au Capitol, à Moncton. On me disait à ce moment-là que c'était la première fois qu'un artiste acadien remplissait le Capitol.

Cayouche, en gros plan, lors d'une entrevue avec un journaliste.

Cayouche raconte qu'il n'a pas vu venir son succès à ses débuts.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

C’est grâce à lui que je suis rendu où je suis rendu! lance Cayouche, toujours chez lui, à Maisonnette. Moi je ne connaissais rien là-dedans. Lui, c’est : ''Let’s go, on varge!'' On a vargé, et ça a marché!

Réalisait-il ce qui s'en venait? Non, tu ne réalises jamais ça. On s'amuse et let's go!

Je m'amuse encore, il n'y a rien qui a changé.

Cayouche

Après Le rappel, en 2011, Cayouche ne sort plus d’album. Il reste néanmoins actif en continuant à donner des spectacles un peu partout.

Inspiration

Chaque artiste a une source d’inspiration. Je chante des tounes de la vie que je vois, raconte candidement l'artiste acadien.

Son répertoire est par ailleurs bien représenté chez lui. Des affiches et des sculptures de moto côtoient des bouteilles d'Alpine de plusieurs générations et ses instruments dans son salon soigneusement décoré, et prêt pour le prochain jam de musique.

Un plan large du salon. Une mannequin est assise sur une chaise berçante.

À l'image de Cayouche, son salon regorge de symboles sur la moto, la musique, l'Acadie et la bière Alpine.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Une histoire : lors d’un mercredi soir, il y a quelques années, Cayouche se rend chez un bootlegger local.

J’arrive, et je dis : “Où est Émilienne?” sa femme. Il répond : “Elle est partie au bingo, tchek ben, il va rien que lui manquer un numéro".

Plus tard, sa femme revient. Elle dit : “Maudit, il me manquait rien qu’un numéro!” Là, je comprenais ce que le bonhomme voulait dire, raconte Cayouche, cigarette à la main.

Un ciel orangé sur lequel deux silhouettes noires de motos apparaissent. Une guitare est floue à l'avant-plan.

Deux motos figurent sur une oeuvre peinte à même un des murs de la maison de Cayouche.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Une anecdote de la vie... immortalisée dans une chanson.

Quand ce qu’elle arrive, y fait pas beau : il manquait rien qu'un numéro... Pis là, elle va bouder pour le restant de la semaine.

Extrait de la chanson La reine du bingo

25 ans

Avant même la sortie de son premier album, en 1994, une équipe de Radio-Canada avait constaté que le phénomène Cayouche, était déjà bien vivant dans la Péninsule acadienne.

Environ 25 ans plus tard, au même endroit, encore une fois presque tous les passants connaissent le personnage qu’est Cayouche.

Ses tounes ont souvent bercé l’habitacle du véhicule de Jean-François Landry. C’était Cayouche tous les soirs dans les petits chemins de bois, en char.

Karine Godin sert une cliente.

25 ans plus tard, dans le même dépanneur, on connaît toujours Cayouche. Karine Godin sert une cliente.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Il est toujours heureux d’entendre passer quelques tounes à la radio­. Mais Cayouche est moins présent aujourd'hui.

J’avais 16 ou 17 ans quand j’ai arrêté d’écouter Cayouche, j’ai 35 ans.

Jean-François Landry

Mais le personnage demeure. Qui ne connaît pas Cayouche? À part peut-être les Américains, rendus là, ajoute sa collègue Karine Landry, qui a grandi au Québec.

À l’époque, un jeune Mathieu Landry, de 4 ans, avait charmé l’équipe de tournage en chantonnant par coeur J’ai 40 ans.

Une image tirée d'un vieux reportage. Mathieu Landry, 4 ans, récite une chanson.

Mathieu Landry était déjà un fan de Cayouche à 4 ans.

Photo : Radio-Canada

Aujourd'hui, Mathieu se souvient toujours de cette chanson. Il écoute toujours Cayouche, que sa famille lui a fait découvrir. Mon père ou mon oncle sortait la guitare et c’était le gros party!

Cayouche faisait partie de notre folklore familial, résume le jeune homme aujourd’hui.

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