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Toujours pas de «clinique d'hiver» en Abitibi-Témiscamingue

Dans la province, Info-Santé reçoit dix fois plus d'appels que normalement pour des symptômes d'allure grippale.

L'Abitibi-Témiscamingue n'a toujours pas de clinique d'hiver. (archives)

Photo : Radio-Canada

Marc-André Landry

Pour un deuxième hiver consécutif, la région ne bénéficie pas de cliniques d'hiver, un nouveau concept élaboré par le ministère de la Santé et qui se déploie dans sept régions du Québec.

Ces cliniques, au nombre de 58, s’adressent aux personnes ayant des symptômes de grippe ou de gastro-entérite ou tout autre problème de santé non urgent. Elles doivent en principe permettre de désengorger les urgences, de décembre à mars, en offrant des consultations médicales additionnelles et en ajoutant des heures d’ouverture ou du personnel à leur horaire régulier, notamment en soirée et durant la fin de semaine.

Au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), on explique qu'aucun Groupe de médecine familiale de la région n'a manifesté son intérêt pour ces cliniques spéciales cet hiver. On ajoute cependant qu'une collaboration a été établie avec les cliniques médicales afin d'y rediriger les patients quand ils se présentent à l'urgence avec des symptômes jugés moins prioritaires.

Retour à la normale

Malgré l'absence de clinique d'hiver, les autorités régionales de santé estiment que la situation actuelle dans les urgences est tout à fait normale pour la saison. Après des débordements à Val-d'Or et Amos au cours des derniers jours, la situation est rentrée dans l'ordre jeudi. La Dre Annie Léger, directrice des services professionnels et de l'enseignement universitaire au CISSS-AT, se réjouit de la situation actuelle.

Toutes nos salles d'urgence sont dans une situation normale présentement. On ne note pas de débordement comme tel. On vit les hauts et les bas habituels de nos salles d'urgence. Je touche du bois parce que ça va relativement bien dans la région par rapport à ce qu'on vit ailleurs au Québec.

Dre Léger ajoute que les cas de grippe et de gastro-entérite ne sont pas les seuls responsables de l'achalandage dans les urgences. Ce n'est peut-être pas exclusivement la grippe. Oui c'est présent et l'indice grippal est plus marqué à Val-d'Or et Rouyn-Noranda, mais les salles d'urgence ne sont pas uniquement sollicitées par de cas de grippe ou de gastro, c'est vraiment très diversifié.

Appeler Info-Santé

Par ailleurs, la Dre Léger rappelle que toute personne qui ressent des symptômes de grippe ou de gastro-entérite est invitée à communiquer d'abord avec la ligne Info-Santé (8-1-1) pour y obtenir des conseils.

Il faut faire confiance et expliquer nos symptômes à l’infirmière au téléphone, se fier à son jugement et suivre les consignes, explique-t-elle. La deuxième étape, c'est de communiquer avec son médecin de famille, sa clinique médicale ou son GMF. On dit aux gens grippés d'essayer le plus possible d’éviter les salles d'urgence, qui sont des endroits publics achalandés. Mais ça doit être considéré quand les gens sont extrêmement inquiets ou malades. Je ne peux pas vous dire de ne pas vous présenter à la salle d’urgence, mais j'encourage tout le monde à communiquer avec Info-Santé avant.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique