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En 2020, le Festival du Voyageur poursuit sa transition écologique

Des familles examinent les pas d'un danseur de pow wow.

Le Festival du Voyageur s'interroge sur la consommation d'énergie nécessaire pour chauffer ses tentes et met en place des mesures écologiques.

Photo : Radio-Canada

Thibault Jourdan

L’an dernier, le Festival du Voyageur avait interdit l’usage du styromousse. Cette année, c’est le plastique qui est banni, et un système de compostage est mis en place.

Cette année, les restaurateurs au Festival du Voyageur ne pourront plus servir de la nourriture dans des contenants en plastique. Parallèlement, les organisateurs mettent en place, pour la première fois, un système de compostage pour favoriser le recyclage et limiter les déchets.

Ça va nous permettre de réduire les coûts de collecte des déchets, explique Nicolas Audette, directeur du marketing et des communications du Festival. L'an dernier, l'événement avait accumulé 24 tonnes de déchets.

Au total, une équipe de 60 à 80 bénévoles, appelés les écovoyageurs, sera affectée au compostage.

Pour s’assurer que celui-ci est bien effectué par les festivaliers, des bénévoles seront postés à chaque station de poubelle pour aider les gens à faire le tri entre ce qui est recyclable, ce qui ne l’est pas et ce qui est compostable, ajoute Nicolas Audette. On a encore quelques places de disponibles, si ça intéresse des gens de devenir écovoyageurs ajoute-t-il avec un sourire.

Par ailleurs, toujours dans l’optique de réduction des déchets, les organisateurs mettront en place des bonbonnes d’eau à différents endroits du Parc du Voyageur afin d’inciter les visiteurs à réutiliser leurs bouteilles. On va vendre des bouteilles en plastique recyclé, mais les gens peuvent apporter leurs propres bouteilles qu’ils pourront remplir à ces stations, précise Nicolas Audette.

Étude sur l’isolation thermique des tentes

Le Festival du Voyageur s’associe avec des étudiants de l’Université du Manitoba pour réaliser une étude sur la manière dont l'organisme chauffe ses tentes, dans le but de réduire son impact environnemental.

Une jeune femme blonde devant une peinture.

Trina Semenchuk est présidente de UMearth, un groupe d’étudiants interdisciplinaire qui travaille sur des initiatives de développement durable.

Photo : Radio-Canada / Thibault Jourdan

Notre plan est de mesurer la quantité d’énergie dépensée par le Festival en surveillant sa consommation de propane [utilisé pour chauffer les tentes NDLR], dit Trina Semenchuk, présidente de UMearth, un groupe d’étudiants interdisciplinaire qui travaille sur des initiatives de développement durable. En 2019, le festival comptait 9 tentes et avait consommé 137 000 litres de propane, selon les organisateurs.

On va aussi mesurer la quantité de chaleur que le Festival perd, en mettant des sondes dans les tentes et en relevant la température dans les tentes et à l’extérieur, poursuit-elle.

Les étudiants vont ensuite produire un rapport d’ici le 1er juin avec des recommandations d’énergie alternative, ainsi que des améliorations en termes d’isolation des tentes pour réduire les pertes de chaleur, précise la jeune femme.

Cette initiative semble en tout cas appréciée par de futurs festivaliers. Cela démontre que [le Festival] se rattrape par rapport à la réalité d’aujourd’hui. Ça fait déjà plusieurs années que d’autres gros événements [ont lancé des initiatives similaires]. Ils se mettent à jour et ça montre qu’ils sont capables de se responsabiliser, affirme René Piché, administrateur du Conseil jeunesse provincial.

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