•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Janelle Bastarache : un peu de renfort pour les Aigles Bleues

Janelle Bastarache a pris une pause du hockey pour se concentrer sur ses études universitaires. Mais un coup de fil l'a convaincue de revenir au jeu. Une décision qui pourrait être payante pour tout le monde.

Janelle avec épaulettes, devant la porte avec le logo des Aigles Bleues. elle sourit.

Janelle Bastarache se joint aux Aigles Bleues de l'Université de Moncton. Un beau défi pour la hockeyeuse de Memramcook.

Photo : Radio-Canada / Ian Bonnell

François Le Blanc

Il y a une nouvelle venue dans l'uniforme des Aigles Bleues de l'Université de Moncton. Janelle Bastarache, de Memramcook, a donné ses premiers coups de patin à l'entraînement cette semaine. L'entraîneur-chef du programme de hockey féminin, Marc-André Côté, avait besoin de renfort et il a convaincu l'ancienne attaquante des Vedettes de Mathieu-Martin de revenir au jeu.

Depuis qu'elle obtenue son diplôme d'études secondaires, Janelle Bastarache se concentrait sur ses études à l'Université de Moncton. Ça prend des bonnes notes car je vise la maîtrise, explique-t-elle. Elle a donc pris la décision de ne plus jouer au hockey de haut niveau. Seulement pour le plaisir.

Janelle sur la patinoire. Elle attend une passe.

Janelle Bastarache lors de l'entraînement.

Photo : Radio-Canada / Ian Bonnell

Au début de l'année, je n'étais pas sûre. C'était ma première année à l'université, j'étais comme hésitante, comme le hockey, les études, ça fait beaucoup, surtout au niveau universitaire, mentionne Bastarache. Puis là, Marc-André Côté m'a dit qu'il restait de 4 à 5 semaines à la saison. Nous sommes seulement quelques points en arrière pour participer aux séries. Je me suis dit : ­''pourquoi pas!''

Il est debout, de profil, sur la patinoire, et regarde l'entraînement.

L'entraîneur-chef, Marc-André Côté, espère que ses Aigles Bleues auront plus de mordant en attaque.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

L'entraîneur-chef du Bleu et or est heureux de l'avoir dans l'équipe.

Je pense qu'elle a un flair pour marquer des buts. Ce sera à elle de s'intégrer. Elle a un bon coup de patin, elle comprend bien le jeu. C'est sûr que je ne m'attends pas à ce qu'elle remplisse le filet. Mais, sa présence sera un plus.

Marc-André Côté, entraîneur-chef, Aigles Bleues de l'Université de Moncton

Revenir au jeu compétitif après une pause représente un défi. Mais, Janelle est une athlète multisports, dont la ringuette et la balle-molle. Elle devrait s'adapter rapidement.

Deux joueuses sur la glace discutent.

Janelle Bastarache s'adapte bien. Elle reçoit des conseils de ses coéquipières pour faciliter son intégration.

Photo : Radio-Canada / Ian Bonnell

Donc, le maniement de rondelle et les tirs au but seront à travailler. Je fais face à des gardiennes de haut niveau, donc, je peux pratiquer ma rapidité de tir. Parce que le coup de patin, je patine depuis que je suis jeune. Oui, ça me fait peur un petit peu. Mais, je suis confiante. Ça va aller bien.

Janelle Bastarache

Saison difficile

Janelle Bastarache se joint à une équipe qui en arrache cette saison. Les Aigles ont remporté trois matchs au premier semestre, en marquant seulement 19 buts en 18 parties. L'Université de Moncton occupe le 7e rang du classement, seulement trois points derrière Dalhousie et d'une qualification aux éliminatoires le mois prochain.

J'aimerais ça qu'on soit plus présent dans l'enclave, explique Côté. On lance trop souvent sur le logo de la gardienne.

Elle est agenouillée au milieu d'un groupe.

Janelle Bastarache aura plusieurs défis devant elle. Elle a été bien accueillie par le groupe. Maintenant, elle doit améliorer ses habiletés individuelles.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Katherine Dubuc garde confiance. Malgré la sécheresse en attaque, elle estime que les Aigles Bleues ont les atouts pour réussir et participer aux séries.

Je crois qu'on est capable de battre toutes les équipes. Mais le côté chance, parfois, fait une différence. On dirait que les autres formations profitent de chaque occasion. On manque de chance!

Katerine Dubuc, attaquante, Aigles Bleues

On se donne des objectifs à réussir, ajoute-t-elle. On ira donc une étape à la fois, période par période.

Rose-Aly sourit devant des logos des Aigles Bleus.

Un moment difficile pour Rose-Aly Langlois

Photo : Radio-Canada / Normand Léger / Université de Moncton

Les Aigles devront se passer de Rose-Aly Langlois. L'attaquante a subi une commotion cérébrale. Sa saison est terminée et, dans un touchant message sur Facebook, l'attaquante québécoise annonce la fin de sa carrière universitaire.

Après avoir discuté avec mon médecin, ma famille et mes proches, des risques et de mon futur, la plus grosse décision et la plus sage a été prise. Même si ça me brise le coeur plus que tout au monde, cette 5e commotion est arrivée pour une raison. J’aurais souhaité que ma « carrière » de joueuse de hockey se termine autrement, mais c’est malheureusement hors de mon contrôle. Après 17 ans de ma vie dédiée à cette passion, à ce sport qui m’habite de l’intérieur, je dois, pour ma santé et pour tout ce que les conséquences de cette blessure impliquent, accrocher mes patins…

Rose-Aly Langlois, sur sa page Facebook

C'est une lourde perte pour Moncton. Mais Marc-André Côté soutient sa décision.

Elle apportait cette énergie et commençait à prendre sa place. Mais je la comprends. J'ai plusieurs anciens coéquipiers qui ont subi des commotions. Il y a d'autres choses que le hockey.

Il ajoute que toute l'équipe est derrière la joueuse.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Hockey universitaire