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Nathalie Normandeau réclame un arrêt des procédures de type Jordan

Nathalie Normandeau, en juin 2016, au palais de justice de Québec.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Alain Rochefort
Mis à jour le 

L'avocat de Nathalie Normandeau a déposé mercredi une nouvelle requête en arrêt des procédures judiciaires pour délais déraisonnables, près de quatre ans après l'arrestation de sa cliente par l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

L'ancienne ministre libérale, qui a toujours clamé son innocence, soutient dans une lettre transmise aux médias que les délais avec lesquels elle doit composer sont « cruels et inhumains ».

« Depuis près de 4 ans, j’offre ma collaboration au système de justice afin d’accélérer les délais pour la tenue de mon procès juste et équitable », affirme Nathalie Normandeau.

Les demandes de Normandeau fondées, dit un avocat criminaliste

Vivre avec les accusations sur la place publique

L'ex-vice-première ministre souligne qu'elle doit vivre sur la place publique avec le « poids insoutenable » des accusations déposées contre elle en raison de la lenteur du processus judiciaire.

« Mon procès se déroule sur la place publique alors qu'il devrait se tenir dans une salle de cour », déplore-t-elle.

À 51 ans, je dois gagner ma vie.

Nathalie Normandeau, ancienne ministre libérale

En plus de Nathalie Normandeau, son ex-chef de cabinet Bruno Lortie, les anciens dirigeants de la firme de génie-conseil Roche Marc-Yvan Côté, Mario Martel et France Michaud, et l'ex-maire de Gaspé François Roussy ont également été arrêtés le 17 mars 2016 par l’UPAC, notamment pour fraude, corruption et abus de confiance.

Cinq chefs d'accusation tombent

Depuis, cinq des huit chefs d'accusation qui pesaient contre Nathalie Normandeau sont tombés, notamment fraude, complot et corruption.

L'ancienne vice-première ministre du Québec est toujours accusée de souscription frauduleuse à une caisse électorale et d'abus de confiance. Des accusations d'actes de corruption dans les affaires municipales sont aussi maintenues.

« Malgré cela, l'honorable juge André Perreault a affirmé qu'un procès ne pourra, selon toute vraisemblance, se tenir avant la fin de l'année 2020 », ajoute Nathalie Normandeau.

« Ma décision de déposer une requête en arrêt des procédures en vertu de l'arrêt Jordan n'est pas celle que je voulais. Devant des délais qui s'allongent et des procédures qui se complexifient inutilement, j'ai choisi de procéder ainsi », explique-t-elle dans sa lettre.

La date de l'audition de la requête de Mme Normandeau devrait être fixée lundi prochain au palais de justice de Québec.

Une première requête en arrêt des procédures avait par ailleurs été déposée au procès de l'ex-ministre Normandeau et des coaccusés. Elle avait cependant été rejetée le 26 mars 2018.

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