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Envoyé spécial

Feux en Australie : tout risquer pour protéger sa maison

Pompiers et habitants continuent leur combat contre les incendies de forêt en Australie. Notre envoyé spécial est allé à la rencontre d'un sinistré.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une maison en briques partiellement détruite par les flammes.

Le reportage de notre envoyé spécial Jean-Michel Leprince

Photo : Radio-Canada / Hugues Brassard

Jean-Michel Leprince

Les routes du sud-est de l’Australie, en Nouvelle-Galles du Sud, le long de la côte, ont petit à petit été rouvertes. Cela rend le contact avec les sinistrés à nouveau possible.

La réouverture des routes a également permis aux autorités de constater l’ampleur des dégâts provoqués par les incendies.

Sur le terrain, les pompiers continuent de lutter contre les petits foyers d’incendie. Les arbres dangereux sont coupés et enlevés. Les lignes électriques détruites sont remplacées, tous les poteaux ont brûlé.

Wallace Burns vit non loin du lac Conjola, en Nouvelle-Galles du Sud, à environ 300 kilomètres au sud de Sydney.

Il possède une petite compagnie d’excavation. Le jour de l’An, il a tout perdu sauf sa maison, qu’il a protégée jusqu’au bout, au risque de sa vie.

Je n’ai pas eu le temps d’avoir peur de mourir. Je n’ai pas paniqué, la panique aurait été un luxe!

Wallace Burns

Ce jour-là, les forts vents ont envoyé voler de nombreuses braises. Il a vu, raconte-t-il, des flammes très hautes s’approcher de lui.

Deux hommes discutent sur une propriété détruite par un incendie de forêt.

Notre envoyé spécial Jean-Michel Leprince et l'Australien Wallace Burns, dont l'entreprise d’excavation a été ravagée par un incendie de forêt.

Photo : Radio-Canada / Hugues Brassard

J’ai regardé aux alentours et j’ai vu un énorme feu qui arrivait vers moi. Les braises tombaient sur le toit de la maison. Ça a duré de 30 à 45 minutes, pas plus, c’était très intense, se rappelle-t-il.

Wallace Burns a tenté de contrôler les braises avec un boyau à incendie, qui a en partie fondu.

L'homme a également dû remettre en état sa pompe qui est tombée en panne lorsque tout prenait feu.

Il s'est rendu vers le réservoir, est monté dans sa pelle mécanique, a déplacé un tronc de palmier brûlé qui faisait obstacle et a réparé la pompe.

La cabine est noircie.

La pelle mécanique de Wallace Burns a été partiellement détruite par les flammes, lors d'un violent incendie de forêt.

Photo : Radio-Canada / Hugues Brassard

Selon une de ses belles-filles, Gabrielle Lachance, Wallace Burns a pris de gros risques.

La majorité des gens à qui j’ai parlé disent : je ne le ferais plus. Si c’était à refaire, ils ne resteraient plus pour sauver une maison.

Gabrielle Lachance, belle-fille de Wallace

Si c’était moi, je serais partie, ça ne vaut pas la peine. Il aurait dû partir. Mais lui, c’est sa vie, dit-elle.

Ceux qui n’ont pas perdu leurs maisons sont ceux qui sont restés, comme Wallace, ajoute-t-elle.

Les deux fils de Wallace et leurs familles sont venus l'aider à récupérer ce qu'il pouvait. Selon lui, les assurances ne couvriront pas le tiers de ses pertes. Il lui faudra tout reconstruire.

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