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Bonne Madone, village fantôme de la Saskatchewan

L'église de Bonne Madone en 1926.

Photo : Photo: Georges E Michaud / Université d’Ottawa

Radio-Canada

En Saskatchewan, de nombreux villages fondés par des francophones au début du 20e siècle ne figurent plus sur les cartes. Ils ont disparu, ne laissant derrière eux que de bons souvenirs. Au cours des prochaines semaines, l’historien Laurier Gareau nous fera découvrir certains de ces villages fantômes.

Bonne Madone

Le petit village de Bonne Madone, au centre de la province, a été le berceau d’une communauté métis et d’un groupe de colons français. C’est l’ancienne piste Carlton, une route traversant la région, qui reliait Winnipeg à Edmonton, qui leur a tout à tour permis de s’établir à cet endroit.

Selon l’historien Laurier Gareau, des groupes Métis ont établi un campement d’hiver dans la région, qu’ils ont appelé Bonne Eau, dans les années 1860. La défaite des Métis à Batoche en 1885 a toutefois mis fin à leur mission.

Comme le village était situé dans la région de colonisation de Domrémy, un premier groupe de colons français est arrivé à Bonne Madone en 1898.

Une paroisse a été fondée quelques années plus tard, mais puisque les paroissiens n'étaient pas riches et ne pouvaient pas participer financièrement à la construction d’une église, ils ont déménagé l’ancienne chapelle métisse de Bonne Eau. Elle aura servi d’église à la communauté de Bonne Madone jusqu’en 1911.

La « maudite danse »

Après le déménagement de la chapelle de Bonne Eau, d’autres colons français se sont établis à Bonne Madone, à une époque où le clergé catholique s’opposait farouchement à toutes formes de danses.

Lorsqu’un bal du Nouvel An est organisé en 1911 et que la nouvelle est apprise par l’abbé de l’époque, celui-ci interdit formellement la tenue de l’événement, ce qui soulève la grogne des jeunes et de certains chefs de famille.

Devant une telle situation, le diocèse de Prince Albert intervient et publie une lettre dans le journal Le Patriote de l’Ouest. L’administrateur du diocèse, le père Henri Lacoste, sermonne les paroissiens et annonce le retrait des deux curés de Bonne Madone.

Que reste-t-il à Bonne Madone?

L’église actuelle, toujours à Bonne Madone, a été construite en 1919, mais a fermé ses portes en 1967. Des messes ont tout de même eu lieu les étés suivants pour servir les gens qui avaient des chalets à Bonne Madone Beach. L'institution ne sert toutefois plus aujourd'hui.

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