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La plus importante usine de transformation de pois en Amérique ouvrira d'ici la fin de 2020

Le chantier de construction l'usine de transformation de pois de l'entreprise Roquette à Portage la Prairie.

Le bâtiment principal de l'usine de transformation de pois de l'entreprise Roquette à Portage-la-Prairie est déjà construit.

Photo : Roquette

Julien Sahuquillo

L'entreprise française Roquette a finalement commencé en 2019 la construction, au Manitoba, de la plus importante usine de transformation de pois en Amérique du Nord.

Selon le bureau canadien de l’entreprise, la construction est bien avancée et l'usine devrait entrer en fonction à la fin de l'année 2020. Des opérations de recrutement de personnel ont déjà été lancées.

L'usine, dont la construction avait été annoncée il y a quatre ans, est maintenant une réalité. Elle est en construction à Portage-la-Prairie, à l'ouest de Winnipeg.

L’entreprise a pour ambition de lancer prochainement la production de cette usine.

Rectificatif

Une version précédente du texte indiquait le volume de production prévue de l’usine, une donnée que Roquette, après publication, a précisé ne pas pouvoir calculer de façon aussi précise pour son usine de Portage-la-Prairie.

On doit lancer le site fin 2020. On travaille avec les fermiers locaux et de la Saskatchewan pour nous approvisionner en pois, affirme Dominique Baumann, le directeur général de Roquette au Canada.

Toutefois l’usine n’est pas encore prête à entrer en activité.

On a le bâtiment principal qui est terminé. Toute la structure de la chaîne de production de farine de pois est faite. On fait tout le drainage du site et les canalisations souterraines, explique M. Baumann.

L’arrivée électrique est aussi en place pour accueillir une ligne haute tension de 2300 volts.

M. Baumann assure par ailleurs que les échéances du plan de construction sont respectées.

Une masse salariale à construire

L’avancement du projet s’accompagne d’un important processus de recrutement. Une centaine de personnes travailleront dans l'usine.

L’entreprise s’efforce déjà de créer les divers services nécessaires : ressources humaines, qualité, production, maintenance, sécurité et environnement, finances.

On a commencé à embaucher les équipes. En ce moment, on a à peu près 45 personnes. Les employés viennent de différentes régions du Canada. On a de plus en plus de personnes qui sont à Portage-la-Prairie, soit des gens qui y habitent ou des gens qui sont prêts à déménager pour y habiter, précise Dominique Baumann.

Le site de l'usine Roquette à Portage la Praire avec deux structures en cours de construction.

L'entreprise Roquette prévoit d'être en mesure de lancer la production de l'usine pour la fin de l'année 2020.

Photo : Roquette

Le recrutement se veut local autant que possible, assure le directeur général pour le Canada.

On fait des foires d’emploi dans les universités. On en a fait une à Brandon, j’en ai fait une au Red River College. La semaine prochaine, il y a justement une foire d’emploi à l’Université du Manitoba à laquelle on compte participer, souligne-t-il.

L’entreprise participe également à plusieurs fêtes locales et rencontre fréquemment les leaders locaux pour s’assurer de bâtir des liens forts avec les communautés.

Dans tous les villages ou les villes où on installe une usine, on fait en sorte d’avoir des liens forts avec la communauté, explique Dominique Baumann.

Former le personnel à un procédé unique

L’usine de transformation de pois de Roquette à Portage-la-Prairie produira des protéines végétales notamment utilisées dans les aliments qui entrent dans la composition des hamburgers végétariens.

Toutefois, une telle industrie doit encore acquérir les compétences dont elle a besoin.

On ne trouve pas sur le marché de personnes qui sont capables de faire fonctionner une usine de ce type. C’est un procédé unique. Bien sûr, quand on va recruter, on cherche à embaucher des gens avec un certain bagage scientifique, précise Dominique Baumann.

En ce début d’année, une vingtaine d’ingénieurs ont été envoyés en France pour être formés aux techniques de production de l’entreprise.

Ces ingénieurs vont pouvoir ensuite former les gens qu’on va embaucher plus tard, assure le directeur général pour le Canada.

La production de l’usine devra également répondre à plusieurs normes dans la mesure où elle est destinée au marché canadien, mais également au marché international, notamment aux États-Unis.

L’entreprise se prépare à la prochaine étape : une filière de production de protéine de pois 100 % biologique.

C’est un défi, mais c’est possible, assure Dominique Baumann.

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