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Écrasement d'avion en Iran : les universités d'Ottawa en deuil

Des travailleurs du Croissant-Rouge inspectent les débris de l'avion PS752 d'Ukraine International Airlines.

Des travailleurs du Croissant-Rouge inspectent les débris de l'avion PS752 d'Ukraine International Airlines.

Photo : Reuters / Nazanin Tabatabaee/WANA

Cinq membres de la communauté universitaire d'Ottawa —soit trois étudiants de l'Université d'Ottawa ainsi qu'un étudiant et un ancien étudiant de l'Université Carleton — figurent parmi les victimes de l’écrasement d'avion survenu près de Téhéran mercredi.

C'est difficile pour la communauté, a réagi le recteur de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont. Nous sommes solidaires de la communauté iranienne de l’Université d’Ottawa et du monde.

L'Université tente toujours de vérifier si d'autres étudiants, professeurs ou membres du personnel étaient à bord, a indiqué la porte-parole Isabelle Mailloux-Pulkinghorn.

Dans l'un des laboratoires du Département de mathématiques de l'Université d'Ottawa, des étudiants, collègues et amis de l'une des victimes ont décoré son bureau de fleurs pour honorer sa mémoire.

Des fleurs, des cartes et de la nourriture déposées sur un bureau à l'université.

Des amis d'une victime de l'écrasement d'avion de Ukraine International Airlines ont déposé des fleurs, des cartes et de la nourriture en son honneur à son bureau de l'Université d'Ottawa, le 8 janvier 2020.

Photo : Radio-Canada

On venait de commencer un projet de recherche et elle avait une partie importante dans ça, a souligné avec émotion le professeur David Sankoff, titulaire de la chaire de recherche du Canada en génomique mathématique. L'étudiante qu'il a perdue avait un sourire qui illuminait tout le labo.

David Sankoff répond aux questions d'un journaliste près d'un bureau décoré de fleurs et de cartes de souhaits.

David Sankoff supervisait l'une des étudiantes de l'Université d'Ottawa qui a péri dans l'écrasement d'avion.

Photo : Radio-Canada

On a beaucoup de candidatures de partout dans le monde, entre autres de l’Iran. Elle m’a frappé comme étant une personne hors de l’ordinaire avec beaucoup de champs d’intérêts, a ajouté le professeur.

Après plusieurs messages, je l'ai invitée à se joindre à nous. Je n'ai pas été déçu, elle travaillait très fort tout en étant très agréable et c'était facile de travailler avec elle, a également souligné M. Sankoff.

Plan aérien du site de l'écrasement.

L'appareil s'est désintégré en une multitude de fragments.

Photo : Getty Images / AFP / Rouhollah Vahdati

De son côté, l'Université Carleton a avisé les membres de sa communauté par courriel qu'un étudiant au doctorat en biologie, Fareed Arasteh, et un diplômé, Mansour Pourjam, ont péri dans l'écrasement d'avion.

Mansour Pourjam souriant, tenant un enfant sur ses épaules.

Mansour Pourjam, ancien étudiant en biologie de l'Université Carleton, à Ottawa, était à bord de l'avion Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines qui s'est écrasé en Iran le 8 janvier 2019.

Photo : Facebook

Les deux maisons d'enseignement ont rappelé aux étudiants et au personnel touchés par le drame qu'elles leur offrent des services d'aide psychologique par téléphone et sur leur campus.

Une veillée à la bougie à la mémoire des victimes aura lieu devant le parlement, à Ottawa, jeudi soir dès 18 h. De son côté, l'ambassade de l'Ukraine à Ottawa mettra un livre de condoléances à la disposition du public jeudi, de 9 h à 18 h.

Aucun des 167 passagers et des 9 membres de l'équipage du Boeing 737 de la compagnie Ukraine International Airlines n'a survécu à la catastrophe. Il y avait 63 Canadiens à bord de l'appareil.

L'avion à destination de Kiev, en Ukraine, s'est écrasé quelques moments après avoir décollé de l'aéroport de Téhéran.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a annoncé sur Twitter que le Canada entend collaborer à l'enquête pour faire la lumière sur l'écrasement.

L'enquête en question s'annonce toutefois complexe, car Téhéran n'entend pas remettre les boîtes noires, ces enregistreurs de vol cruciaux pour éclaircir les circonstances des écrasements d'avion, à la société américaine Boeing. L'Iran veut plutôt piloter l'enquête avec la collaboration de l'Ukraine.

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