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L'industrie du cinéma demande au gouvernement de rétablir le crédit d’impôt

Une équipe de production s'affaire à la réalisation d'un film.

Pour René Savoie, la province fait piètre figure quant à la quantité de productions cinématographiques si on la compare à d’autres provinces semblables.

Photo : iStock

Jessica Savoie

Des producteurs du Nouveau-Brunswick demandent au gouvernement provincial de rétablir le crédit d’impôt qui a été retiré à l’industrie cinématographique par le gouvernement de David Alward en 2011.

Depuis cette décision prise il y a neuf ans, l’industrie du cinéma francophone au Nouveau-Brunswick a connu certains défis.

Selon René Savoie, producteur et propriétaire des Productions du Milieu et président de l’Alliance des producteurs francophones du Canada, la production cinématographique dans la province qui se chiffrait à près de 35 millions en 2011, représente maintenant moins de 15 millions.

Il y a un programme de soutien à l’industrie, qui a été mis en place depuis l’abolition du crédit d’impôt, qui est en fait une subvention au lieu d’un crédit d'impôt, explique-t-il.

Un homme assis devant le micro d'un studio de radio.

René Savoie, producteur et propriétaire des Productions du Milieu et président de l’Alliance des producteurs francophones du Canada était au micro de La Matinale pour parler de l'industrie cinématographique du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Puis il y a un budget alloué annuellement, qui est gelé à 2,5 millions, depuis 9 ans. Donc ça n’a pas bougé depuis 9 ans.

Il indique toutefois que l’industrie francophone se porte bien, qu’elle garde la tête haute et réussit tout de même à produire des séries prisées. Mais pour René Savoie, la province fait piètre figure si on la compare à d’autres provinces semblables.

Il explique en entrevue mercredi matin à l'émission La matinale que Si on regarde des provinces similaires, comme Terre-Neuve ou le Manitoba, ils ont des industries florissantes. Au Manitoba, on produit 10 fois plus qu’au Nouveau-Brunswick, tandis que Terre-Neuve produit cinq fois plus que le Nouveau-Brunswick.

Il croit que ces différences s’expliquent par le fait que ces provinces offrent des incitatifs alléchants aux producteurs de l’industrie. Il raconte que depuis la décision de David Alward de retirer les crédits d’impôt, plusieurs producteurs de films de la région ont quitté la province.

Avant il y avait les crédits d’impôt, il y avait aussi Film Nouveau-Brunswick qui organisait des colloques. Il y avait deux trois employés à temps plein qui s’occupaient de promouvoir cette industrie-là et elle avait fleurie. Puis tout d’un coup, on a saccagé tout ça, souligne M. Savoie.

Rencontre avec le ministre

Selon lui, il y a des modèles très intéressants dont pourrait s’inspirer le Nouveau-Brunswick.

Lors de sa rencontre avec le ministre Robert Gauvin, René Savoie et sa collègue, représente du secteur anglophone de l’industrie, ont demandé la réinstallation d’un crédit d’impôt pour le secteur cinématographique.

On lui a présenté l’idée de remettre un crédit d'impôt, de développer un programme entre les universités anglophones et les universités francophones et les collèges communautaires pour faire de la formation, raconte René Savoie.

On a tout un programme qu’on présente à la province pour dire, ‘’écoutez, cette industrie-là a besoin d’aide, dit-il.

Il croit que le ministre Gauvin s’est fait très attentif à leurs demandes et soutient que celui-ci tente d’organiser une rencontre avec le premier ministre Blaine Higgs pour discuter de la question.

Avec les renseignements de l'émission radiophonique La matinale d'ICI Acadie.

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