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Le « malaise » entre les femmes et la politique municipale

Plan serré de Joy Sul lors d'une réunion du conseil municipal.

La mairesse de St Andrews n'est pas la seule femme à avoir déjà perdu des responsabilités à un conseil municipal, à cause d'un vote des conseillers.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik / CBC

Chloé Dioré de Périgny

La coordinatrice du Réseau femmes et politique municipale de la Capitale-Nationale, Lise Pilote, craint l’impact du litige entre la mairesse de St. Andrews, Joy Sul, et son conseil municipal sur l'intérêt des femmes à participer à la politique municipale.

La mairesse poursuit son conseil municipal qui a adopté un nouveau règlement limitant son pouvoir. Ce changement empêche Joy Sul de présider son conseil municipal et d’être son porte-parole.

Au cours des trois dernières années, au moins trois cas de querelles au sein de conseils municipaux manitobains ont mené au retrait des responsabilités de mairesses ou à leur démission.

La mairesse de Teulon s'est retrouvée en juillet dernier dans une situation similaire à celle de Joy Sul. En 2017, celle de Ritchot déclarait avoir démissionné de son poste pour des raisons d'intimidation.

Pour Lise Pilote, ces trois cas illustrent le « malaise » qu’il existe entre les femmes et la politique municipale.

Depuis 2017, son organisme vise à sensibiliser les femmes à s’impliquer dans ces niveaux de politique. Il organise notamment des activités de réseautage pour comprendre pourquoi il est plus difficile pour les femmes de faire leur place en politique municipale.

Les femmes se sentent seules parce qu’elles sont souvent minoritaires au sein du conseil municipal, rapporte Lise Pilote, à partir des témoignages obtenus par l'organisme.

Quand elles sont deux ou trois autour d'une table [de discussion municipale], elles sont chanceuses.

Lise Pilote, coordinatrice, Réseau femmes et politique municipale de la Capitale-Nationale

Lise Pilote ajoute qu’elles ne travaillent pas de la même manière et ne voient pas forcément les choses de la même façon que les hommes.

De ce qu’on entend, quand elles viennent pour prendre position, elles ne se sentent pas écoutées, elles sentent de la réticence, qui va parfois jusqu’à des situations d'intimidation, de harcèlement psychologique et d’exclusion dans des cas extrêmes.

Selon Lise Pilote, il s’agit d’un problème de compréhension de l'autre, plus que de sexisme.

On travaille avec le réseau à comprendre ces différences pour que la situation s’améliore et que les femmes prennent leur place davantage., dit-elle.

Tous les hommes qui sont extrémistes, il y a peut-être un moyen de trouver un milieu pour que le climat soit propice à la participation des deux genres, espère Lise Pilote.

Avec les informations tirées d'une entrevue avec Lise Pilote à l'émission Le 6 à 9

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