•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Contrer l'impopularité de la politique municipale

Michel Soucy, président par intérim de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick et maire d’Atholville.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Élections Nouveau-Brunswick a lancé une campagne de sensibilisation pour encourager les citoyens à se porter candidats aux prochaines élections municipales.

En 2016, près de la moitié des maires ont été élus sans opposition. Ce qui veut dire qu'il n'y avait qu'un seul candidat à la mairie dans près de 50 municipalités.

L'impopularité de la politique municipale n'est pas sans conséquence.

D'après certains maires de la provinces, il faut mettre en place des incitatifs pour encourager les citoyens à s'impliquer, comme par exemple, une hausse des salaires.

Les maires de petites municipalités de la province gagnent en moyenne près de 5000 dollars par année. Pour certains, cette somme n’est pas suffisante pour la charge de travail.

Si les candidats qui se présentent sont prêts à accepter cette tâche presque bénévole, c’est souvent pour contribuer à leur communauté.

Photo d'une dame d'age, l'air sérieux en face d'un édifice municipale en hiver.

Pour Pierrette Robichaud, mairesse de Rogersville, la participation à la communauté est essentielle.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Pour moi, rester chez moi et ne pas m’impliquer dans ma communauté, je ne peux pas concevoir cela.

Pierrette Robichaud, mairesse de Rogersville

Nelson Cyr, résident de Rogersville, envisage se porter candidat à la mairie de Rogersville au printemps prochain.

C'est un privilège qu'on a d'avoir la démocratie et de pouvoir aller voter et de choisir nos élus.

Je trouve ça désolant que les gens ne s'impliquent pas plus.

Nelson Cyr, résident de Rogersville

L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick est bien consciente de cette difficulté actuelle.

On travaille là-dessus. On donne des programmes de formations au niveau des élus municipaux après les élections, indique Michel Soucy, président par intérim de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick et maire d’Atholville.

Photo de Michel Soucy, président par intérim de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick et maire d’Atholville, souriant à la caméra.

Michel Soucy, président par intérim de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick et maire d’Atholville.

Photo : Radio-Canada

L’Association tente d’ailleurs de trouver des façons pour aider les communautés à fournir de l’informations aux citoyens pour les inciter à se présenter aux futures élections municipales.

D'après la mairesse de Rogersville, Pierrette Robichaud, en plus d’augmenter les incitatifs pour encourager les citoyens à s'impliquer, comme augmenter les salaires, il faut surtout adapter la politique municipale au quotidien des élus.

Elle propose notamment des séances d'informations sur les rôles de conseillers et maires et une meilleure conciliation travail-famille.

Les élections municipales au Nouveau-Brunswick vont avoir lieu au printemps prochain.

Avec les informations de Marielle Guimond

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Politique municipale