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Des capsules vidéo de l’Université de Sherbrooke sensibilisent à l’exploitation sexuelle

Une prostituée négocie avec un client potentiel.

L’Université de Sherbrooke publie chaque lundi sur sa page Facebook des capsules vidéo qui sensibilisent à l’exploitation sexuelle.

Photo : iStock

Radio-Canada

Depuis le 6 janvier, l’Université de Sherbrooke (UdeS) publie chaque lundi sur sa page Facebook des capsules vidéo qui sensibilisent à l’exploitation sexuelle.

Les vidéos, qui font partie d’une websérie intitulée Les faces cachées de la prostitution, sont réalisées sous une forme hybride mélangeant entrevues, fiction et documentaire, explique l’UdeS.

Les capsules visent notamment à rendre accessibles au grand public les résultats des recherches de Nadine Lanctôt, professeure titulaire au Département de psychoéducation à l’UdeS, des recherches qui se concentrent sur les séquelles que peut laisser l'exploitation sexuelle sur les jeunes filles.

On va parler des relations sociales qui sont à reconstruire, du processus de sortie de la prostitution, qui n’est pas simple, des besoins de soutien de la part de l’entourage et aussi du besoin ultime de reconstruction de soi, souligne-t-elle.

L’UdeS profite d’ailleurs de l’engouement suscité par la série Fugueuse pour lancer les capsules vidéo, qui seront partagées sur sa page Facebook après la diffusion de chaque épisode de la série.

Une série qui, selon Mme Lanctôt, a une large visibilité sociale et qui serait une bonne fenêtre pour pouvoir parler de l’exploitation sexuelle.

Au Québec, on parle d’exploitation sexuelle à travers de cette fiction-là, mais aussi à travers la commission spéciale sur l’exploitation sexuelle, précise-t-elle.

Nadine Lanctôt dit travailler sur ce projet de vulgarisation scientifique depuis 2015. Elle avance que les séquelles de l'exploitation sexuelle sont très souvent sous-estimées.

Les séquelles, on ne les voit pas toujours. Ce n’est pas toujours un oeil au beurre noir. Ce sont des séquelles qui sont beaucoup plus subtiles et parfois non visibles. Des filles qui ont un sentiment de honte et de culpabilité et qui vont se blâmer sur ce qui leur est arrivé, conclut-elle.

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