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Tensions vives entre Coastal GasLink et les Wet'suwet'en

Des agents de la GRC négocient avec des membres des Premières Nations derrière un fil de fer barbelé.

La GRC était présente pour renforcer une injonction qui autorise Coastal GasLink à construire son pipeline sans entrave.

Photo : Radio-Canada / Chantelle Bellrichard

Geneviève Lasalle

Forts d'une récente directive d'un comité des Nations unies qui demande au Canada de suspendre les travaux du projet énergétique Coastal GasLink en Colombie-Britannique, les chefs héréditaires de la Première Nation de Wet’suwet’en réitèrent leur « droit » d'expulser les travailleurs de ce pipeline, sous fond de tension grandissante entre les parties.

Le monde regarde, les Nations unies regardent. Ce ne sont pas seulement les Wet'suwet'en, a lancé le chef héréditaire Na'moks en conférence de presse mardi. Suivant la remise d'un avis d’expulsion à l'intention de la compagnie, les travailleurs ont quitté le chantier du pipeline situé sur le territoire de la communauté autochtone.

Le chef héréditaire soutient que la société Coastal GasLink Pipeline, à l'instar du gouvernement de la Colombie-Britannique, du fédéral et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ne possède pas le consentement de la Première Nation pour accéder à son territoire. Sa présence viole la loi autochtone, conclut-il.

Nous sommes les détenteurs de titres, et la province doit régler la question de notre titre, si elle veut accéder à nos terres, dit le chef Na'moks.

Nous sommes l'autorité, nous sommes les décideurs. [Les gouvernements] ont seulement assumé et présumé l'autorité sur nos terres.

Chef héréditaire Na'moks
Plan serré d'une pancarte plantée dans la neige avec en arrière-plan des manifestants. Sur la pancarte, il est écrit en anglais : il n'y a pas de consentement par la force.

Le projet du pipeline Coastal GasLink en Colombie-Britannique a suscité l'ire de certains membres des Premières Nations le long du tracé de 675 kilomètres.

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

Dans un communiqué, Coastal GasLink affirme avoir l'intention de poursuivre les activités de construction, mais retarderait la présence des travailleurs sur le tronçon litigieux « tant qu'une négociation et une résolution restent possibles ».

Tension entre les Wet’suwet’en et la GRC

Les agents de la GRC étaient présents mardi pour renforcer une injonction de la Cour suprême de la Colombie-Britannique qui confirme que la société gazière est légalement autorisée à mener ses travaux. 

Les chefs héréditaires réclament cependant que la GRC, qui a mis en place un détachement temporaire l'an dernier près de la zone de conflit, soit retirée du territoire, évoquant la perte de confiance de la communauté envers ses agents. 

De son côté, la GRC demeure déterminée à assurer la sûreté et la sécurité de toutes les personnes concernées, et affirme être en contact avec les chefs autochtones. Elle rappelle qu'elle prendra des mesures nécessaires en cas d'activité criminelle .

Avec les informations de Noémie Moukanda et Chantelle Bellrichard

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