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Un Lévisien dans l'élite mondiale du squash

David Baillargeon en action, raquette en main

Au beau milieu de sa 5e saison sur le circuit professionnel de squash, David Baillargeon est de passage au domicile familial de Lévis pour quelques jours.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

Il a beau connaître du succès dans les plus hautes sphères de son sport, David Baillargeon n’a ni les ressources ni la notoriété de la plupart des athlètes de pointe québécois. À 23 ans, le Lévisien peut toutefois se targuer de gagner sa vie avec le squash et flirter avec le top 100 mondial.

Débarqué sur le circuit professionnel de squash à 18 ans sans tambour ni trompette, il y a 5 ans, David Baillargeon fait tranquillement son chemin dans ce sport de raquette moins connu que ses grands frères le tennis et le badminton.

C’est beaucoup, beaucoup de voyagement. Ce n’est pas aussi glamour que certains peuvent penser, raconte celui qui partage son temps entre le centre national d’entraînement de Montréal, la ville de Bristol, en Angleterre, où il s’entraîne plusieurs mois par année, et les tournois partout à travers le monde.

C’est de longues heures dans les aéroports et les avions, des nuits dans des hôtels moyens, mais c’est ça la vie de joueur de squash. J’aime ça. Ça me permet de voir du pays, explique la 102e raquette mondiale, de passage au domicile familial de Lévis pour quelques jours en cette mi-saison.

Participation au mondial

Fin décembre, l’athlète de 23 ans a pris part au Championnat du monde avec l’équipe canadienne, à Washington.

C’était grandiose. Tous les meilleurs joueurs de tous les pays sont là. Tu entends l’hymne national du Canada avant chaque match, c’est télévisé, tu peux demander la reprise vidéo. Toutes des choses que je n’avais pas encore vécues dans ma carrière.

Choisi pour jouer dans cinq des six matchs du Canada, Baillargeon a livré une chaude lutte à un joueur anglais qui occupait le 15e rang mondial la saison dernière. Une performance qui le met en confiance pour le reste de la campagne et valide les longues heures consacrées à son sport.

Je m’entraîne six jours par semaine, deux fois par jour durant toute l’année, à part trois semaines de repos à la fin de la saison, relate-t-il.

Les défis du financement

Pour ce faire, il faut réussir à joindre les deux bouts économiquement. On fait un peu d’argent sur le circuit pro, mais pas beaucoup. Cette année, j’ai eu mon brevet de Sport Canada, ce qui aide énormément.

Jumelé à l’aide financière de Squash Québec et de différentes fondations pour les athlètes, David Baillargeon parvient à gagner sa vie avec son sport. Mais on n’a pas l’argent pour avoir des équipes autour de nous. Ce sont souvent des amis qui jouent aussi dans le tournoi qui font office d'entraîneur. On n’a pas de physiothérapeute.

N’empêche, cinq ans après avoir rejoint le circuit mondial, il se sent encore comblé par son quotidien d’athlète professionnel. Tant que je continue à m’améliorer, je veux continuer à jouer sur le circuit, lance celui qui espère remporter le deuxième tournoi pro de sa carrière, cet hiver, en plus de mettre la main sur un premier titre de champion canadien.

En voyageant avec l’équipe nationale, j’ai vu tous les autres joueurs de près et je pense avoir des chances de gagner. Ce serait une grande fierté. Je ne pense pas qu’il y a déjà eu un Québécois francophone qui a remporté le titre.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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