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La fin d’une ère pour Zellers au Canada

L'extérieur d'un magasin Zellers avec les affiches jaunes de ventes de liquidation.

Les magasins Zellers de Bells Corners, en banlieue d'Ottawa, et d'Etobicoke, dans l'ouest de Toronto, doivent fermer d'ici la fin janvier.

Photo : Stu Mills/CBC

Les deux derniers magasins Zellers au pays — à Ottawa et à Toronto – mettront la clef sous la porte d’ici la fin du mois.

Malgré les enseignes nostalgiques, ce sont des produits de la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC), à qui appartiennent les deux succursales restantes, qui sont vendus sur place – à rabais, ce qui suscite une certaine frénésie chez les clients.

Des gens font la file avec leur panier dans un magasin avec des affiches jaunes de liquidation.

Les réductions de 70 % à 90 % attirent des centaines de clients au magasin Zellers d'Etobicoke, dans l'ouest de Toronto.

Photo : Michael Wilson/CBC

Avec des aubaines entre 70 % et 90 % sur les prix déjà réduits, les étalages se vident assez rapidement, souligne Genevieve Ofori, qui a visité le magasin d'Etobicoke, dans l’ouest de Toronto. Des centaines de clients se sont rués au magasin, une scène digne, selon elle, d'une apocalypse de zombies.

Les files aux caisses sont folles.

Genevieve Ofori, cliente
Deux femmes dans un magasin Zellers.

Les clientes Serwaa Blay et Genevieve Ofori profitent des ventes de liquidation avant la fermeture du magasin Zellers, à Etobicoke.

Photo : Michael Wilson/CBC

Plusieurs clients disaient avoir attendu entre deux et trois heures avant de pouvoir passer à la caisse.

De son côté, Brian Hayden se réjouit d’avoir dépensé seulement 112 $ pour deux habits Calvin Klein, au lieu de 974 $. Malgré l’achalandage au magasin, il a l’impression que ces soldes n’ont pas été médiatisées et que l'information circule surtout de bouche à oreille.

Ce sont des produits de qualité à des prix du Village des valeurs. Il faut être prêt à affronter les files d'attente, parce que les gens achètent beaucoup trop, dit-il.

Un homme dans un magasin Zellers

Brian Hayden, client du magasin Zellers d'Etobicoke

Photo : Michael Wilson/CBC

Michelle Buttigieg, pour sa part, voit ces derniers jours d’un tout autre oeil. L’ancienne caissière a travaillé chez Zellers pendant 17 ans.

C’est triste d’en arriver là. Beaucoup de mes anciens collègues travaillent encore ici.

Michelle Buttigieg, ex-employée de Zellers

Maintenant gérante d’un détaillant dans la région, elle espère pouvoir embaucher certains de ses anciens collègues lorsque le magasin fermera ses portes.

Une femme dans un magasin Zellers.

Michelle Buttigieg a travaillé chez Zellers pendant 17 ans.

Photo : Michael Wilson/CBC

Zellers, de héros à zéro

La chaîne de magasins à rayons s’est établie en 1931 à London, en Ontario. En 1978, HBC a avalé Zellers, qui était à l’époque un chef de file vantant ses bas prix et son offre de produits avec des slogans comme Tout de A à Z et Parce que le prix le plus bas fait loi!.

Les Canadiens se rappelleront aussi les points Club Z qu’ils ont accumulés au fil des années et de la mascotte de Zellers, l’ourson Zeddy.

À son apogée, à l’aube des années 2000, Zellers comptait quelque 350 succursales à l’échelle du Canada. Mais la prolifération des magasins Walmart au pays a plongé Zellers dans le rouge.

En 2011, La Baie a conclu une entente d’environ 1,8 milliard de dollars avec le détaillant américain Target pour louer la moitié de ses magasins Zellers et fermer les autres d’ici mars 2013.

Seules quatre succursales ont survécu : celles de Montréal et de Surrey, en Colombie-Britannique, qui ont fermé l’année suivante, et celles d'Etobicoke, dans l’ouest de Toronto, et de Bells Corners, en banlieue d’Ottawa.

Des employées de Zellers ferment la porte à clef.

Seuls les magasins Zellers à Ottawa et à Toronto sont discrètement restés ouverts depuis 2014.

Les clients qui souhaitent faire un dernier arrêt chez Zellers ce mois-ci devraient s’y rendre en matinée, selon un employé d'Ottawa, qui indique que le magasin refuse l’accès aux clients lorsqu’il est plein, souvent quelques heures après l’ouverture.

HBC n’a pas voulu révéler combien d’employés seront touchés par ces dernières fermetures. Par courriel, la porte-parole Tiffany Bourré explique que la politique de l’entreprise l’empêche de dévoiler le nombre d’employés qui travaillent dans chacun de ses magasins.

Avec les informations de CBC

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