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« On l’a échappé », dit Claude Legault au sujet de la parodie d’A&W au Bye bye

Le comédien sourit en tenant un plateau avec deux sandwiches.

Claude Legault imite le comédien Michel Olivier Girard dans une fausse publicité.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’acteur Claude Legault est catégorique : la parodie de la publicité d’A&W du Bye bye n’aurait jamais dû s’en prendre au comédien lui-même.

Le sketch diffusé dans la revue de l’année dure une cinquantaine de secondes seulement. On y imite l’employé d’A&W qui tente de faire goûter les produits Beyond Meat à des passants et passantes. Claude Legault, qui parodie le comédien de la publicité d’origine, Michel Olivier Girard, fait deux commentaires acerbes sur la carrière du comédien : Je ne mange pas souvent ces temps-ci; il n’y a jamais personne qui m’engage comme comédien! [...] Ma carrière d’acteur, c’est vraiment de la marde.

L'homme aux cheveux bruns regarde la caméra.

Le comédien Michel Olivier Girard

Photo : Eva Maude TC

Ce sont ces deux phrases qui ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux — de nombreuses personnes les ont jugées inutilement méchantes.

On le sentait à la lecture que ça n’avait pas d’affaire-là, ces deux phrases-là, a expliqué Claude Legault, mardi, en entrevue à l’émission Tout un matin.

Mais ça va tellement vite, le Bye bye, qu’on l’a échappé. Moi, je m’en voulais de ne pas avoir mis mon poing sur la table, a-t-il poursuivi. Ma faute à moi, c'est de ne pas avoir insisté pour qu’on ne les dise pas, ces deux lignes-là, parce que ce n’était pas ça, le focus du sketch. Le focus, c’était de rire du Beyond Meat, et de rire un peu de la pub. Ça, on a le droit.

Le réalisateur Simon Olivier Fecteau a pris le téléphone et a présenté ses excuses au comédien le lendemain de la diffusion du Bye bye. Claude Legault n’a pas tardé à faire de même.

Je trouvais que ça valait un coup de téléphone, parce qu’effectivement, on a vraiment raté le bateau là-dessus, a-t-il martelé. Vraiment, on a donné une claque à quelqu’un qui ne méritait absolument pas d’en avoir une, donc on devait s’excuser. Et puis on l’a fait.

Le comédien Michel Olivier Girard a d’ailleurs réagi à la controverse sur Facebook, en disant que d’être parodié dans le Bye bye était une « consécration » et que ses enfants avaient bien rigolé.

Plaire à tous? Mission impossible

Claude Legault a cependant reconnu qu’il est impossible de faire une revue de l’année qui saura plaire à tout le monde. Chaque année, il manque quelque chose, a-t-il observé.

Lui-même n’est pas toujours satisfait du contenu du Bye bye. Il y a des années où je trouvais qu’il y avait trop de gags sur la télévision, comme s’il existait juste la télévision au Québec. Moi, je chialais là-dessus. Des années, il y a moins de politique. On chiale là-dessus. C’est normal de chialer sur le Bye bye. C’est un sport. C’est comme le hockey. C’est une tradition.

L’importance du rire

Il insiste sur la nécessité de l’humour dans une société saine. Si on ne peut pas rire et se moquer, on devient un pays où l'on ne peut plus parler.

Il apporte toutefois quelques nuances à cette satire essentielle. Avant, on tapait un peu sur tout, sans discernement. Je pense qu’il faut choisir ses cibles aussi, avance-t-il. Il faut taper sur les bonnes personnes. Il y a vraiment des écœurants. C’est sur ceux-là qu’il faut taper, et pas sur les innocents. Il ne faut pas faire des dommages collatéraux inutiles.

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