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L'incertitude des centres de prévention de surdoses sans le financement de l'Ontario

Trois tables dans un centre de prévention des surdoses.

Le centre de prévention des surdoses du centre communautaire de St Stephen's accueille 400 personnes par mois.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

Deux centres de prévention des surdoses à Toronto qui n'ont pas été approuvés par le ministère de la Santé de l'Ontario continuent leurs activités sans l'aide financière de la province. Chaque jour, les personnes qui bénéficient de leurs services se demandent s'ils pourront y avoir accès le lendemain.

Malgré de nombreuses embûches, ces deux centres continuent à offrir leurs services depuis des mois.

Les demandes du centre de prévention des surdoses de Street Health et celui du centre communautaire St Stephen's ont été refusées par le ministère de la Santé de la province.

Les demandes de financement de Street Health et de St Stephen's n’ont pas été approuvées, car elles ne répondent pas à tous les critères de financement du programme.

Une citation de :David Jensen, porte-parole du ministère de la Santé de l'Ontario

Deux facteurs permettent au centre de prévention des surdoses de Street Health et St Stephen's de continuer d'offrir leurs services de réduction des méfaits sans l'aide financière de la province : l'exemption fédérale du ministère de la Santé, qui leur permet d'offrir des services légalement, et leur propre financement.

Cette année, le centre de prévention des surdoses du centre communautaire St Stephen's a suffisamment de fonds pour continuer jusqu'à la fin du mois de mars, notamment grâce à des dons et un financement temporaire de la part du ministère fédéral de la Santé.

De nombreux petits dons de 50 à 100 $ [de membre de la communauté]. Quelqu'un nous a donné 20 000 $ par l'entremise de la Toronto Foundation. Nous avons également reçu six mois de financement pour une initiative d'échange de connaissances avec Santé Canada par l'entremise du Programme sur l’usage et les dépendances aux substances, dit la directrice des services de santé urbaine et de lutte contre l'itinérance du centre communautaire de St  Stephen's, Lorie Steer.

Santé Canada a octroyé 145 100 $ à Street Health et 149 800 $ à St Stephen's

Ces subventions ont permis aux deux centres de continuer d'offrir leurs services de réduction des méfaits pendant environ six mois, jusqu'à la fin du mois de novembre.

Les intervenants du centre de prévention des surdoses du centre communautaire St Stephen's disent avoir besoin de 240 000 $ par année pour offrir ses services de prévention des surdoses six jours par semaine.

Une incertitude sans fin

Avant même que les centres de consommation de traitement de la province soient mis en place, les centres de prévention des surdoses offraient déjà des services aux toxicomanes.

L'avenir de ces centres non approuvés est constamment remis en question par le manque de financement.

Une réalité difficile, mais un service indispensable, selon Tyler Watts le coordonnateur du centre de prévention des surdoses du centre communautaire St Stephen's.

Les gens qui viennent ici me demandent constamment des mises à jour. Allons-nous rester ouverts? Ce n'est pas la première fois que nous sommes dans cette situation.

Une citation de :Tyler Watts, coordonnateur du centre de prévention des surdoses du centre communautaire St Stephen's
Un homme debout devant une affiche.

Tyler Watts est le coordonnateur du centre de prévention des surdoses du centre communautaire St Stephen's à Toronto, depuis son ouverture en avril 2018.

Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Le centre The Works du bureau de santé publique de Toronto bénéficie, lui, d'un financement provincial jusqu'à ce que le ministère de la Santé prenne une décision sur sa demande.

The Works est le troisième centre de prévention des surdoses qui n'a, pour l'instant, pas été approuvé par la province, à Toronto.

Ce centre a une exemption fédérale qui lui permet de maintenir ses activités en toute légalité jusqu'au 31 octobre 2021.

On compte actuellement 16 centres de consommation et de traitement dans la province.

Le ministère de la Santé de l'Ontario a approuvé un centre de prévention de surdoses à Kitchener, à la mi-octobre. Il devrait officiellement ouvrir ses portes en février.

Le ministère de la Santé de l'Ontario souligne que les demandes provenant de communautés qui n'ont pas encore un centre de consommation et de traitement approuvé pour le financement provincial seront [évaluées de façon] prioritaires.

Plus de 1450 Ontariens sont morts de causes liées aux opioïdes en 2018, selon Santé publique Ontario.

Durant les trois premiers mois de 2019, 435 personnes sont mortes de causes liées aux opioïdes, selon Santé publique Ontario.

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