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Affaire Duguay-Taillefer : des citoyens estiment que la Ville « perpétue l’injustice »

Carl Taillefer parle au lutrin du conseil municipal et un caméraman à côté de lui filme les élus.

Carl Taillefer, frère de Billy Taillefer, s'est présenté au conseil municipal pour réclamer une enquête publique sur l'affaire Duguay-Taillefer, tout comme plusieurs autres citoyens.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Thomas Deshaies

En refusant de prendre position dans l’affaire Duguay-Taillefer, les élus municipaux perpétuent l’injustice, selon des citoyens Val-d'Or, qui étaient nombreux à la séance du conseil municipal de lundi.

La plupart d’entre eux sont membres du groupe Facebook « Sandra Gaudet : la population exige des réponses », et militent en faveur d’une enquête publique sur l’enquête policière, qui est considérée comme entachée d’irrégularités.

Des gens sont assis dans une salle devant les élus municipaux pendant que deux caméramans filment les élus.

Les citoyens se sont rendus en grand nombre hier au conseil municipal de Val-d'Or, beaucoup d'entre eux pour réclamer une enquête publique sur l'enquête policière sur le meurtre de Sandra Gaudet.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le groupe persiste malgré le refus de la Ville

Les membres ont réitéré pour une troisième fois, lors d’une séance publique du conseil municipal, leur requête pour que les élus municipaux prennent position sur ce dossier. Ce que le conseil municipal a de nouveau refusé de faire en raison de la poursuite civile intentée par Billy Taillefer et Hugues Duguay.

Le maire juge que la Ville est contrainte au silence en raison de cette poursuite.

Il faut attendre la fin du processus judiciaire avant de faire des déclarations. Je n’ai pas d’autres commentaires à faire.

Pierre Corbeil, maire de Val-d'Or

Le frère de Billy Taillefer, Carl Taillefer, s’était déplacé à la séance publique pour exprimer son indignation.

En restant sur ses positions, il [le maire de Val-d’Or] perpétue l’injustice puis il n’y a pas pire injustice que d’accuser des innocents, a-t-il déclaré.

Philippe Gaudet répond aux questions des journalistes lors d'une mêlée de presse dans la salle du conseil municipal.

Philippe Gaudet, au conseil municipal de Val-d'Or le 6 janvier, porte-parole du groupe Facebook « Sandra Gaudet : la population exige des réponses »

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le porte-parole du groupe Facebook, Philippe Gaudet, abonde dans le même sens.

On entend toujours la même cassette que la Ville ne peut rien faire, mais moi, ce que je pense, c’est qu’ils ne veulent rien faire, a-t-il souligné. L’enjeu est politique et, pour nous, il n’y a absolument pas de doute.

M. Gaudet estime d’ailleurs parler en connaissance de cause puisqu’il travaille lui-même dans une administration municipale.

Allégation d’apparence de conflits d’intérêts

Puisque le maire de Val-d’Or aurait été impliqué dans l’enquête policière alors qu’il était dentiste en fournissant certains dossiers aux policiers, il y a apparence de conflit d’intérêts, selon des citoyens présents.

Durant la période de questions, ils ont d’ailleurs demandé des explications au maire sur son implication.

Pierre Corbeil répond aux questions des journalistes, qui tiennent quatre micros devant lui.

Pierre Corbeil, maire e Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Devriez-vous laisser votre place à un autre qui sera impartial? a demandé un citoyen. Je me sens en totale confiance d’occuper la fonction que j’occupe et je ne suis pas en conflit d’intérêts, a répliqué Pierre Corbeil.

Comment nos élus peuvent se permettre de ne pas être les porte-parole des citoyens dans une cause aussi flagrante, aussi grave?

Sébastien Lafontaine, citoyen de Val-d'Or

Le citoyen Sébastien Lafontaine, qui s’était rendu au conseil pour intervenir sur un autre sujet, s’est senti interpellé par les échanges dans la salle. Il a dénoncé la mentalité corporatiste de Val-d’Or. Au point de vue moral, il y a une prise de position [du conseil] qui est attendue, a-t-il déclaré.

Face à des citoyens parfois émotifs et insistants, le maire a par moments perdu son calme et rétorqué sèchement. Il a notamment répondu à une intervention d’un citoyen que ses collègues vont venir faire une séance des questions bizarres.

Les membres du groupe Facebook n’ont pas l’intention de relâcher la pression. Ils estiment pouvoir compter sur l’appui d’un député pour qu’une pétition soit mise en ligne prochainement sur le site de l’Assemblée nationale du Québec.

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Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale