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Il y a 25 ans, Miramichi était formée malgré l’opposition de résidents

Le pont Centennial sur la rivière Miramichi en hiver

La ville de Miramichi porte le nom de la rivière qu'elle borde (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue/Radio-Canada

Radio-Canada

La ville de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, célèbre son 25e anniversaire cette année, mais bien des résidents n’avaient pas le coeur à la fête lorsque la municipalité a été créée en 1995.

Le gouvernement libéral de Frank McKenna avait imposé le regroupement d’un certain nombre de collectivités pour créer Miramichi, dont les villes de Newcastle et de Chatham, malgré l’opposition de résidents.

Le maire actuel de Miramichi, Adam Lordon, était à l’époque un élève au primaire. Il dit croire aujourd’hui que la création de la municipalité reflétait les liens existants entre ces collectivités. Les citoyens étaient déjà unis, souligne-t-il.

La création de Miramichi découlait d’un rapport publié en 1992 et qui recommandait le regroupement d’un plus grand nombre de collectivités dans la province.

Le premier ministre McKenna, qui était à l’époque député de l’ancienne circonscription de Chatham, appuyait l’idée du regroupement, mais il avait dit qu’il respecterait les recommandations du comité qui se penchait sur la possible création de Miramichi.

Le comité a recommandé le regroupement de ces collectivités en avril 1994.

Adam Lordon en entrevue dans la salle de réunion du conseil municipal

Les gens de la région ont toujours été des Miramichois et ont toujours été unis, selon le maire Adam Lordon.

Photo : CBC/Bridget Yard

Dans une entrevue accordée à CBC en 1995, un ancien rédacteur en chef du journal Miramichi Leader, Rick MacLean, a déclaré que la fusion a eu lieu parce que M. McKenna voulait que la région devienne une seule ville avant qu’il quitte la politique.

Beaucoup de gens s’opposaient au changement. Je crois que c’est une décision stupide. Qu’est-ce qui ne va pas avec les choses comme elles sont maintenant, a lancé un jeune homme interviewé en 1994.

Un groupe nommé les Amis de Miramichi a fait circuler une pétition demandant au gouvernement d’organiser un vote sur le regroupement municipal. La pétition comptait environ 2500 signatures en mai 1994. Mais il n’y a pas eu de vote et Miramichi a été fondée l’année suivante.

Nous n’avons pas eu le choix, a déploré un homme interviewé à l’époque. Le statu quo n’était pas une option.

À l’époque, l’ancienne députée libérale Marcelle Mersereau avait dit que le gouvernement avait consulté les collectivités pendant trois ans. Tous les citoyens concernés avaient reçu les documents expliquant le projet et ils avaient tous été invités à des activités portes ouvertes, avait-elle précisé.

Mais Dennis Cochrane, qui était alors chef du Parti progressiste-conservateur, reprochait au gouvernement libéral de ne pas avoir soumis le projet à un vote malgré la demande exprimée par 2500 citoyens. Il disait que ces gens étaient plus représentatifs de la population de la région que les 500 personnes qui ont participé aux activités portes ouvertes.

D’anciennes habitudes persistent

Lorsqu’on lui demande où il habite, Paddy Quinn affirme qu’il a toujours l’habitude de répondre qu’il vit à Chatham. Évidemment, dit-il, il est un résident de Miramichi, mais il ajoute que les anciennes collectivités n’ont pas pour autant perdu leur identité.

Adam Lordon reconnaît qu’il emploie aussi les anciens noms de la région, mais il rappelle que les gens font de même à d’autres endroits. Des citoyens de Toronto se présentent comme des résidents de Scarborough, Etobicoke, Danforth ou Queen East, indique le maire à titre d’exemple.

Adam Lordon conclut que les collectivités qui forment Miramichi n’ont pas perdu leur ancienne identité et qu’elles forment aujourd’hui les divers quartiers de la ville.

Il croit que cette union fait la force de la région lorsque les temps sont durs. Le fait d’être une ville facilite le partage des ressources pour trouver des solutions aux problèmes, souligne-t-il.

D’après un reportage de Jordan Gill, de CBC

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