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La mairesse de St Andrews poursuit son conseil municipal

Plan serré de la mairesse de St Andrews pendant une réunion du conseil municipal.

La mairesse de St Andrews a perdu certaines de ses responsabilités à l'issue d'un changement de règlement municipal.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik / CBC

Radio-Canada

La mairesse de St Andrews, Joy Sul, a déposé une poursuite en justice contre le conseil de sa municipalité pour lui avoir retiré certaines de ses responsabilités.

Depuis le mois dernier, un changement de règlement municipal empêche Joy Sul de présider son conseil municipal et d’être son porte-parole. Pour son avocat, Norman Boudreau, cette mise à l'écart est antidémocratique.

La mairesse a été élue en 2018, avec 61 % des voix avec un mandat précis : être le leader du conseil municipal et représenter les citoyens de St Andrews, explique-t-il.

Le public n’est pas le seul à être perplexe, dit Norman Boudreau. Même la mairesse se demande pourquoi on lui enlève ses pouvoirs alors qu’elle a été élue à ce poste par les contribuables.

Ce sont les cinq membres masculins du conseil municipal qui ont évincé la mairesse de ses fonctions, souligne l'avocat de cette dernière. Des membres de la municipalité les surnomment désormais le « groupe de cinq ».

À sa défense, le député-maire et membre du conseil municipal de la municipalité rurale St Andrews, John Preunde, soutient que la division au sein du conseil municipal a commencé peu après l’élection de Joy Sul en 2018.

Il soutient que la mairesse avait des partis pris pendant les réunions du conseil, et prenait des décisions au nom du conseil sans le consulter. John Preunde parle notamment une lettre écrite par Joy Sul sans l'approbation du conseil municipal au sujet du projet des eaux résiduelles du sud de St Andrews.

Un dossier devant la Cour du Banc de la Reine

Le député-maire dit ne pas être surpris que ce litige aboutisse devant la Cour du Banc de la Reine.

Quand elle est en désaccord, elle est prête à aller à l’ombudsman, à prendre un avocat, à demander des conseils juridiques ou encore à faire intervenir des niveaux de gouvernements supérieurs parce qu’elle n’est pas satisfaite, dit-il.

Jusqu’alors, un seul cas similaire a été vu au Manitoba, selon Norman Boudreau. Dans la municipalité de Teulon, une conseillère municipale a été elle aussi écartée de certaines de ses fonctions, mais n’a pas fait suivre l’affaire au tribunal.

Mme Joy Sul prend le taureau par les cornes et va en Cour, lance Norman Boudreau.

Avec les informations de Sam Samson

À écouter sur les ondes de L'actuel :

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