•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Projets exclus du triennal : Josée Néron aimerait tous les réaliser

Gros plan sur l'hôtel de ville de Saguenay et ses escaliers

L'entrée de l'hôtel de ville de Saguenay et ses escaliers

Photo : Radio-Canada

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, en appelle à l’unité et au travail d’équipe pour que puissent voir le jour les six grands projets écartés du prochain plan triennal d’immobilisation à la fin décembre.

La mairesse s’est montrée plutôt ferme, lundi midi, à l’issue de la séance extraordinaire du conseil de ville qui avait pour but d'adopter divers règlements en lien avec le budget. Elle a réitéré qu’il n’est pas question d’abandonner ces projets structurants.

Cela dit, une nouvelle grille d’analyse sera établie pour évaluer à nouveau la refonte du parc de la Rivière-aux-Sables et la construction d’un centre multisport à Jonquière, l’implantation d’un amphithéâtre et la rénovation du pont de Sainte-Anne à Chicoutimi ainsi que l’aménagement d’une bibliothèque et d’un parc à La Baie.

De l’avis de Josée Néron, tous ces projets sont réalisables, pourvu qu’ils répondent à des critères définis selon un modèle d’affaires précis.

Il y a des projets auxquels on ne demandera pas de s’autofinancer, mais il y a d’autres projets où on va mettre la barre haute. Et je pense que la population va être au rendez-vous […]. Il y a moyen de travailler des projets pour aller chercher, oui, le maximum de subventions gouvernementales, mais aussi interpeller le milieu, interpeller des gens d’affaires, relève la première magistrate, qui fait allusion à l’apport du privé.

La mairesse et des conseillers.

La rencontre du conseil de ville s'est déroulée lundi midi.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Les critères d’évaluation ne sont pas encore définis et Josée Néron ne s’avance pas sur leurs tenants et aboutissants. Elle dit souhaiter travailler avec les membres du conseil pour élaborer les barèmes. Chaque projet sera analysé selon un modèle d’affaires et la capacité de payer des citoyens de Saguenay, affirme Josée Néron.

Le temps presse puisque des programmes, comme celui des infrastructures sportives du gouvernement provincial (PAFIR), qui pourrait fournir 20 millions de dollars pour le projet de stade multisport, nécessitent qu’une demande soit formulée avant la fin du mois de février.

C’est sûr qu’il faut y aller rapidement. Malheureusement, ce qui s’est passé le 18 décembre peut avoir des conséquences fâcheuses. Si ce n’est pas sur l’amphithéâtre, ça peut être sur le soccerdôme.

Josée Néron, mairesse de Saguenay

Amertume

À quelques reprises, Josée Néron est revenue sur le sujet du rejet du budget par les 11 conseillers indépendants de Saguenay en décembre, ce qui a donné lieu à l’adoption d’une deuxième mouture tout juste avant la fin de l’année. Selon elle, le geste était contre-productif. La chef de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) refuse cependant de conclure à une guerre de clocher.

Deux documents tenus dans les mains

Les conseillers indépendants de Saguenay ont rejeté la première mouture du budget déposée le 18 décembre par la mairesse Josée Néron et le président du comité des finances, Michel Potvin. Une deuxième mouture a toutefois été adoptée le 30 décembre.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Serrons-nous les coudes ensemble. Arrêtons de regarder de quel clocher on vient. Travaillons ensemble pour positionner cette ville-là. L’enjeu majeur qu’on a à Saguenay, c’est la démographie. Il faut amener du monde chez nous. Si on reste comme on est là, je peux vous dire qu’il y a bien des villes qui sont équipées autrement que nous et les gens vont peut-être avoir le goût d’aller ailleurs, avance-t-elle.

Vendredi dernier, le président du comité des finances, Michel Potvin, laissait entendre qu’il serait étonnant que le stade multisport et l’amphithéâtre voient tous les deux le jour, considérant leurs coûts. Josée Néron tente d’apaiser les inquiétudes des citoyens qui craignent que ces projets structurants meurent au feuilleton.

Si on travaille ensemble pour faire en sorte que les projets puissent se concrétiser, je pense que les deux peuvent se réaliser.

Josée Néron, mairesse de Saguenay

Le conseiller jonquiérois Jean-Marc Crevier croit que seul le projet de stade multisport, qu’il défend corps et âme depuis son élection, est suffisamment avancé pour aller de l’avant. Il rappelle que le projet est attendu.

Dans tous les autres projets, il n’y a rien d’attaché. Je ne veux pas nuire à l’amphithéâtre ni à la bibliothèque de La Baie, mais le soccer dôme, il a été annoncé [...]. Le monde va dire : il travaille pour sa paroisse. Je ne travaille pas pour ma paroisse pantoute. C’est pour Saguenay, c’est pour la région. On n’en a pas pantoute au niveau de la région.

Jean-Marc Crevier, conseiller municipal de Saguenay

Le président de la commission des sports de Saguenay, Michel Thiffault, rappelle que le centre multisport est nécessaire.

Le stade multisports de Rivière-du-Loup, qui porte le nom de stade Premier Tech, a été inauguré en janvier 2016 (Archives).

Plusieurs villes du Québec, comme Rivière-du-Loup, détiennent un stade multisport. Le monde du soccer régional craint l'abandon du projet. Une pétition a d'ailleurs été véhiculée sur les réseaux sociaux pour convaincre l'administration municipale d'aller de l'avant avec le projet.

Photo : Radio-Canada

C’est un besoin ce centre multisport là. Il y en a un centre de soccer intérieur à Alma. Il est plein à pleine capacité. Les heures de réservation sont remplies. Si à Alma, ils en ont un, je pense que nous aussi, ici à Saguenay, on a besoin de ce complexe sportif, dit Michel Thiffault, qui n’exclut pas la possibilité de conclure des partenariats avec les commissions scolaires du Saguenay.

L'échevin signale que le téléphone n’a pas dérougi depuis l’annonce du report des six projets. La mise a l’écart de la construction du stade multisport a fait réagir.

J’écoutais le reportage de Radio-Canada vendredi soir et je voyais l’inquiétude des gens du sport. Pas juste le soccer, mais d’autres disciplines sportives […]. Pas besoin de vous dire que quand il y a des décisions comme ça de retarder des projets, tout de suite, les conséquences arrivent. Il y a des gens qui nous appellent, qui communiquent avec nous par courriel ou par Facebook, fait-il valoir.

Une rencontre de la commission des sports et du plein air aura lieu mercredi, tout comme une plénière réunissant les conseillers municipaux. Les élus pourront commencer à débattre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !