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Crise États-Unis–Iran : le Canada suit de près la situation en Irak

François-Philippe Champagne et Harjit Sajjan en conférence de presse.

François-Philippe Champagne et Harjit Sajjan assurent que le Canada demeure engagé à œuvrer pour la stabilité de l’Irak.

Photo : Associated Press / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le Canada demeure engagé « envers un Irak stable et uni et pour la défaite durable de Daech ». C’est le message réitéré par le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, lundi, dans un entretien avec son homologue irakien, Mohammed Ali Al-Hakim.

Les deux ministres ont convenu qu'une désescalade des tensions est nécessaire, car la paix et la stabilité sont essentielles pour poursuivre les réformes politiques et économiques en cours en Irak, indique le bureau de M. Champagne.

Cet entretien a eu lieu au lendemain d’une résolution du Parlement irakien exigeant le départ des forces américaines et leurs alliés du territoire irakien après l’assassinat du général iranien Qassem Soleiman à Bagdad.

Le ministère canadien de la Défense dit suivre de près l’évolution de la situation.

En entrevue à Power & Politics à CBC, le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, a dit souhaiter la poursuite de la mission.

Il n'y a pas de décision de se retirer; en fait, nous voulons poursuivre cette mission.

Harjit Sajjan, ministre de la Défense

Sur la résolution votée par le Parlement irakien, M. Sajjan a reconnu que la situation est compliquée, estimant qu’il faut respecter leur processus.

M. Sajjan a indiqué que les soldats canadiens en Irak ont reçu l'ordre d'accroître la protection de leurs troupes et que le personnel non essentiel a été déplacé vers l'extérieur du pays, sans donner plus de détails.

Le sort des soldats canadien en Irak

La résolution du Parlement irakien n'est pas contraignante, mais elle a le soutien du premier ministre et soulève des questions sur le sort de la mission des forces canadiennes pour l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) en Irak.

Par crainte de représailles après l’assassinat du général Soleimani, cette mission sous le commandement de la brigadière-générale Jennie Carignan a été suspendue.

Le premier ministre, Justin Trudeau, s’est entretenu avec le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg. Les deux hommes ont souligné l’importance de réduire les tensions et de soutenir la sécurité et la stabilité en Irak et dans l'ensemble de la région.

Ils ont également convenu du rôle important que joue la mission de formation de l'OTAN dans le renforcement de la capacité de l'Irak en matière de sécurité.

Ce n’est pas la fin de la mission, a laissé entendre Jens Stoltenberg.

Nous avons suspendu notre mission de formation en raison de la situation sécuritaire sur le terrain, mais nous sommes prêts à reprendre la formation lorsque la situation le permettra.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord

M. Stoltenberg a souligné que cette mission de formation était essentielle pour continuer la lutte contre Daech.

Quelque 250 soldats canadiens prennent part à cette mission de formation aux côtés de dizaines de militaires des forces spéciales et d'autres unités en Irak.

Les premières troupes irakiennes ont été déployées dans ce pays en 2014 pour combattre Daech. Le groupe armé avait envahi une grande partie de la Syrie et de l'Irak. La mission des soldats canadiens, qui visait d’abord à repousser Daech, est de s’assurer que ce groupe ne pourra pas renaître.

Avec les informations de La Presse canadienne

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