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Réduire le manque de main-d’oeuvre grâce aux étudiants internationaux de l’UdeS 

Corneillia Allale à son poste de travail chez CGI.

Originaire du Bénin, Corneillia Allale effectue un deuxième stage dans les bureaux de l'entreprise CGI de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Fanny Lachance-Paquette

Depuis maintenant trois ans, le régime coopératif est accessible aux étudiants internationaux de l’Université de Sherbrooke. Une opportunité qui fait le bonheur des étudiants, mais aussi des entreprises à la recherche de main-d'oeuvre. 

L’offre s’est faite de façon graduelle et ce sont désormais 37 programmes d’études coopératifs, sur les 48 qu’offre l’Université de Sherbrooke, qui sont ouverts aux étudiants internationaux. 

On voulait s’assurer d’être en mesure de bien accompagner les étudiants à qui on ferait une offre d’admission dans ces programmes.

Christine Hudon, vice-rectrice aux études à l'Université de Sherbrooke

Le service des stages de l’Université de Sherbrooke constatait que l’offre de stages était parfois plus grande que le nombre d’étudiants disponibles pour pourvoir les postes offerts. Avec le contexte de rareté de main-d’oeuvre, le moment semblait tout désigné pour inclure les étudiants internationaux au milieu du travail québécois, explique la vice-rectrice aux études, Christine Hudon. 

La préparation des étudiants étrangers diffère légèrement de celle des étudiants québécois. Comme pour les autres étudiants, il faut les aider dans la rédaction de leur cv et les préparer aux entrevues, mais cette fois il faut mettre de l’avant les expériences de travail acquises dans leur pays. Il faut aussi les préparer à un contexte d’entrevue dans le milieu québécois, qui peut être bien différent de celui de leur pays d’origine. Ici, quand on donne une entrevue, on regarde les gens dans les yeux. Alors que dans d’autres cultures [...] ça peut être vu comme un signe d’impolitesse donne en exemple la vice-rectrice. 

Au cours des dernières années, ils (les étudiants internationaux) ont tous obtenu un stage, les employeurs se disent satisfaits et certains d’entre eux ont même voulu reprendre le même étudiant au terme du premier stage.

Christine Hudon, vice-rectrice aux études à l'Université de Sherbrooke

Le programme coop reste méconnu pour bien des étudiants internationaux, mais la vice-rectrice est convaincue que le nombre de participants sera en hausse au cours des prochaines années. Il faut toutefois noter que bon nombre des étudiants internationaux de l’Université de Sherbrooke sont inscrits dans les programmes de recherche au 2e et 3e cycle, donc des programmes qui ne sont pas coopératifs.

Des étudiants et des employeurs satisfaits

L’étudiante en informatique Corneillia Allale est originaire du Bénin. Elle se réjouit de pouvoir bénéficier du programme coopératif pour gagner de l’expérience de travail au Québec. Elle commence présentement son deuxième stage chez CGI à Sherbrooke, une entreprise spécialisée en gestion et en informatique. 

Alain Bouchard et Corneillia Allale écrivent sur un tableau le travail à accomplir pour la semaine à venir.

L'étudiante Corneillia Allale et son responsable de stages chez CGI, Alain Bouchard.

Photo : Radio-Canada

Souvent quand on finit le bac ou la maîtrise, on a plus de mal à trouver un travail parce qu’on n’a pas d’expérience réelle au Canada. On en a peut-être ailleurs, mais pas au Canada. Du coup, les employeurs sont assez sceptiques à employer des étudiants qui n’ont pas d’expérience de travail , souligne l’étudiante. 

On ne fait pas la différence entre un étudiant international et un étudiant québécois parce que ce qui compte, c’est les compétences.

Alain Bouchard, directeur et responsable-coordonnateur des stages CGI

Son employeur Alain Bouchard, directeur et responsable-coordonnateur des stages CGI, n’y voit aussi que des avantages. Alors que la main-d’oeuvre est difficile à recruter, les stages permettent de rejoindre des travailleurs qualifiés, peu importe leur nationalité. 

Souvent avec des diplômes d’autres pays, on n’a pas le même niveau de compétences. Quand ça provient de l’Université de Sherbrooke, ce niveau-là est assuré, dénote-t-il. Il n’est d’ailleurs pas rare que des offres d’emploi découlent des stages effectués lors du parcours universitaire. 

C’est d’ailleurs une possibilité qui a été discutée avec Corneillia Allale. La Béninoise aimerait bien rester au Québec pour y travailler à la fin de ses études. 

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