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Un test ADN peut-il échouer à repérer des jumelles?

 Les sœurs jumelles prennent connaissance des résultats.

Marie-Noël et Myriam Flipot

Photo : Radio-Canada

Très populaires sur le web, les tests ADN offerts par de nombreuses entreprises suscitent beaucoup de questions chez certains clients.

Pour y voir plus clair, La facture en a acheté cinq de différentes entreprises.

Deux jumelles identiques, Myriam et Marie-Noël Flipot, ont accepté de donner un échantillon de leur salive aux compagnies Ancestry DNA, My Heritage DNA, 23andMe, Living DNA, et à l’entreprise canadienne ForceADN.

Le but : vérifier si les cinq compagnies pourront les identifier. Logiquement, elles devraient y arriver puisque l’ADN des jumelles est identique.

Or, seulement deux d’entre elles ont réussi à le faire : Ancestry DNA et My Heritage DNA.

Living DNA, 23and Me et Force ADN ont attribué des origines différentes aux jumelles.

Si je me fie à ces tests-là, nous ne sommes pas des jumelles du tout! Nous avons des papiers qui nous confirment que notre grand-mère paternelle est française, s’exclament les deux sœurs.

Comment expliquer, par exemple, que Myriam a 12 % d’origine française et pas Marie-Noël?

Living DNA n’a pas répondu à nos questions.

Aucune explication aussi du côté de 23andMe, qui attribue plus d’origines française et allemande à Marie-Noël qu’à sa jumelle.

Par courriel, Force ADN, une entreprise canadienne, explique que c’est un laboratoire indépendant qui analyse les tests qu’elle vend.

Suite à votre enquête, nous avons pris la décision de cesser la vente du test. Nous attendons les résultats de l’enquête interne ouverte par le laboratoire qui cherche des solutions pour minimiser les variations des résultats.

Courriel de Force ADN

Selon Daniel Sinnett, généticien moléculaire au CHU Sainte-Justine, les différences entre les entreprises peuvent s’expliquer par l’interprétation humaine des résultats.

Dans son bureau

Daniel Sinnett, généticien moléculaire au CHU Sainte-Justine

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas nécessairement les mêmes personnes qui analysent les résultats des jumelles. Ici, on peut parler d’une certaine part de subjectivité. D’un analyste à un autre, il y a une marge d’erreur, et une partie de l’explication est là.

Daniel Sinnett, généticien moléculaire

Le reportage de la journaliste Nancy Desjardins et du réalisateur Martin Jolicœur est diffusé sur les ondes d'ICI Télé à 19 h 30 (HAE), le mardi 7 janvier 2020.

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