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Des niveaux « élevés » de polluants atmosphériques dans le métro de Toronto

Un passager court et essaie d'entrer dans un wagon de métro.

La concentration de métaux et de particules fines dans l'air du métro de Toronto pourrait être nocive.

Photo : La Presse canadienne / KEVIN FRAYER

Francis Beaudry

Les passagers de la ligne 1 et 2 du métro de Toronto à l’heure de pointe sont quotidiennement exposés à une concentration importante de particules fines, provenant notamment du frottement des roues sur les rails et des particules émises par le système de freinage des trains, révèle un rapport de la médecin hygiéniste de Toronto.

Le rapport note que des particules de métaux comme l’arsenic, le baryum, le cadmium, le chrome, le cobalt, le fer, le manganèse, le nickel et l’argent se retrouvent en suspension dans l’air du métro en concentration de 130 microgrammes par mètre cube (µg/m3).

Ces particules sont appelées PM2.5, ce qui signifie qu’elles mesurent 2,5 microns ou moins. Leur taille est environ 30 fois inférieure au diamètre d’un cheveu humain.

Bien que des directives claires quant aux concentrations maximales de particules fines dans l’air n’existent pas, l’étude recommande une baisse de la concentration.

Photo montrant quelques passagers du métro. Métro fermé sur la ligne 1 entre les stations Downsview et St George tout le week-end.

Le métro de Toronto est utilisé quotidiennement pour 1,4 million de déplacements.

Photo : La Presse canadienne

Elle cite notamment des risques de développer des maladies pulmonaires et des risques de cancer liés à la présence de ce type de métaux.

L’étude rapporte aussi que les personnes dont la santé est plus fragile risquent d’être plus affectées par la qualité de l’air dans le métro.

Jusqu'à 1,4 million de déplacements sont faits chaque jour de la semaine dans le métro, selon la Commission de transport de Toronto.

Comprendre et enrayer le phénomène

L’étude recommande aussi à la Commission des transports de Toronto de mettre en place une série de mesures pour documenter les risques et pour réduire la concentration de particules fines dans le métro.

Les mesures que le rapport propose :

  • Améliorer le système de ventilation dans les tunnels et dans les trains
  • Réduire les émissions causées par les roues et les freins
  • Mieux planifier les opérations d’entretien
  • Installer des portes au bord des plateformes
  • Utiliser des matériaux alternatifs pour les pièces en mouvement
  • Moderniser la ligne 2

Le rapport souligne aussi que la ligne 2 nécessite une intervention plus importante, puisque la qualité de l’air y est moins bonne que sur les autres lignes.

L’étude souligne aussi que les risques pour la santé de la qualité de l’air dans le transport en commun sont encore méconnus et recommande que la Commission des transports collabore avec d’autres instances de transports en commun pour obtenir davantage de connaissances sur le sujet.

Une concentration de particules fines « 10 000 fois plus basse qu’en 1995 »

La conseillère Jaye Robinson, qui est la présidente de la Commission des transports de Toronto, indique que l’étude souligne malgré tout que le métro reste un moyen de transport bon pour la santé et pour l’environnement.

Jaye Robinson mentionne aussi que selon l'étude, les concentrations de particules fines dans l’air du métro se situent en deçà des normes provinciales de la santé. 

La conseillère municipale Jaye Robinson.

(ARCHIVE) La conseillère municipale Jaye Robinson

Photo : Radio-Canada / Lyne-Françoise Pelletier

Elle rappelle que la Commission des transports de Toronto a déjà mis en place des mesures pour améliorer la qualité de l’air dans le métro.

Selon elle, les concentrations de particules dans l’air sont en forte baisse depuis 1995.

La conseillère municipale affirme que l’étude note une concentration de particules fines « 10 000 fois plus basse qu’en 1995 » lors des derniers tests.

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