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Santé mentale des étudiants : les établissements postsecondaires forcés de s’adapter

Un campus universitaire.

Les rendez-vous demandés par les étudiants pour une séance de consultation avec un psychologue à l’Université de Regina ont augmenté de 25 % entre 2017 et 2018, alors que les visites sans rendez-vous ont grimpé de 120 % au cours de la même période.

Photo : CBC/Erik White

De plus en plus d’étudiants aux prises avec des problèmes de santé mentale en Saskatchewan demandent de l’aide durant leur parcours universitaire, ce qui force les établissements postsecondaires de la province à s’adapter et à déployer des ressources supplémentaires pour leur offrir des service.

Le directeur des affaires et services aux étudiants de l’Université de la Saskatchewan, Peter Hedley, souligne que le nombre d’étudiants qui demandent régulièrement de l’aide pour réduire les effets de leurs problèmes de santé mentale a augmenté considérablement au cours des dernières années.

Cette réalité est particulièrement marquée au début ainsi qu'au milieu de chaque semestre, et durant la période d’examens, lorsque les étudiants ont souvent besoin de plus de temps pour réaliser leurs travaux et leurs examens, par exemple.

Selon le doyen et vice-président pédagogique de l’Université de Regina, Thomas Chase, les universités de la province sentent une pression supplémentaire, car elles utilisent une grande partie de leur budget de fonctionnement , notamment pour embaucher davantage de psychologues.

La demande de rendez-vous pour une séance de consultation avec un psychologue à l’Université de Regina a augmenté de 25 % entre 2017 et 2018. Les visites sans rendez-vous ont également grimpé de 120 % au cours de la même période.

Nous devons reconnaître que les étudiants font exactement ce que nous leur avons conseillé : "Si vous avez des problèmes ou des préoccupations, n’hésitez pas à en parler à quelqu’un."

Jenny Keller, responsable des services de consultation psychologique à l’Université de Regina

Cette dernière affirme aussi qu’il est important que les établissements postsecondaires déploient des ressources supplémentaires pour aider les étudiants. En agissant de la sorte, dit-elle, les universités réduisent la stigmatisation liée aux problèmes de santé mentale.

Un environnement plus difficile qu’auparavant

Thomas Chase croit qu’il est plus difficile de réaliser des études postsecondaires aujourd’hui qu’auparavant, un grand nombre d’étudiants devant choisir quatre ou cinq cours en plus de travailler des dizaines d’heures chaque semaine.

Les établissements postsecondaires devraient de plus en plus ressembler à des mini-gouvernements qui fournissent des services de santé et de sécurité. Il y a 30 ou 40 ans, ces choses existaient à peine sur les campus.

Thomas Chase, doyen et vice-recteur à l'enseignement de l’Université de Regina

Les questions environnementales, les bouleversements politiques dans le monde et les questions sociales sont également au coeur des préoccupations des étudiants au quotidien, poursuit-il.

Le stress et les tensions dans le monde que nous constatons touchent certainement une partie des étudiants, ce qui augmente l’inquiétude et même la peur en l’avenir, ajoute M. Chase.

Le vice-recteur à l'enseignement de l'Université de Regina, Thomas Chase, parle en entrevue.

Le vice-recteur à l'enseignement de l'Université de Regina, Thomas Chase, affirme que réaliser des études universitaires est plus difficile qu'auparvant en raison de divers facteurs.

Photo : CBC

Mark Everett, 26 ans, a vécu cette détresse en 2015, ayant tenté de mettre fin à ses jours après une première année très difficile à l’Université de la Saskatchewan, où il a reçu un diagnostic d’anxiété et de dépression.

C’est à ce moment que j’ai réalisé que ce n’était pas quelque chose que je pouvais régler par moi-même, dit l'étudiant qui devrait obtenir son diplôme du programme de travail social ce printemps.

Gros plan sur le visage de Mark Everett, qui regarde au loin.

Après avoir tenté de se suicider au terme de sa première année à l'Université de la Saskatchewan, Mark Everett entame cet hiver le dernier droit de ses études universitaires grâce aux ressources qui sont déployées pour l'aider.

Photo : Chanss Lagaden

Il se dit toutefois heureux de pouvoir compter sur les ressources de l’Université de la Saskatchewan, comme le fait d'avoir des heures supplémentaires pour réaliser ses examens dans une classe individuelle, sous la supervision d’un professeur, ce qui l’aide grandement.

Avec les informations de CBC

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