•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Baie Sainte-Marie : comment préserver l’église menacée de démolition?

L'église est mal en point et sa condition se détériore.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
L'église en décembre 2019.

L’église catholique Sainte-Marie, à Pointe-de-l’Église en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Radio-Canada

Une communauté acadienne du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse cherche des façons de préserver l’église catholique Sainte-Marie, un édifice centenaire à Pointe-de-l’Église qui est mal en point.

Des seaux en plastique disposés sur le plancher de l'église pour recueillir l'eau qui coule du toit.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À Pointe-de-l’Église en Nouvelle-Écosse, la condition de l'église Sainte-Marie se détériore.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Du haut de ses 56 mètres, l'église Sainte-Marie impressionne par sa grandeur.

C’est la plus grande église en bois d'Amérique du Nord.

L'intérieur de l'église Sainte-Marie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'intérieur de l'église Sainte-Marie.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Le lieu de culte de la Baie Sainte-Marie a été construit en à peine deux ans, de 1903 à 1905, explique André Valotaire, le coordonnateur de la paroisse et président du comité du Musée de l'édifice Sainte-Marie.

Ça montre l'ingéniosité des Acadiens du temps, qui n'avaient pas d'électricité, il n'y avait pas de grue, il n'y avait pas de machines hydrauliques, relate-t-il. Ils ont dû construire cette grosse bâtisse ici avec ce qu'ils avaient.

Deux hommes debout devant l'autel de l'église.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

André Valotaire, coordonateur de la paroisse, et Pierre Comeau, président de la Société de préservation de l'édifice Sainte-Marie.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

C'est important pour la communauté acadienne du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, renchérit Pierre Comeau, le président de la Société de préservation de l'édifice Sainte-Marie. C'est un monument à nos ancêtres et à leur ténacité.

Le bâtiment centenaire est aujourd'hui très mal en point.

Le toit de l'édifice coule par endroits, des dizaines de fenêtres doivent être changées.

Dommages au plafond d'une église.

L’église Sainte-Marie est en mal à point.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

On remarque des seaux et des bâches un peu partout à l’intérieur pour essayer de limiter les dommages.

Les coûts d’éventuelles réparations s'élèveraient à plusieurs millions de dollars.

Un homme puise de l'eau tombée du toit avec un contenant en plastique.

Pour protéger les bancs, on a étendu une toile pour recueillir l’eau qui coule du toit.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Depuis quelques années, les messes dominicales sont tenues ailleurs dans la communauté et seulement quelques cérémonies sont célébrées annuellement dans l'église.

Des idées pour sauver l'église

Portrait vertical de l'église en hiver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’église catholique Sainte-Marie, à Pointe-de-l’Église en Nouvelle-Écosse, en décembre 2019.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Le groupe qui souhaite conserver l'édifice veut trouver les fonds nécessaires d'ici moins de deux ans. Un sondage a récemment été mis en ligne pour recueillir des idées pour la préserver.

Peut-être des expositions d'art, des spectacles - parce que les acoustiques dans l'édifice sont très bonnes, avance M. Comeau.

Dommages sur les murs d'une église.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À Pointe-de-l’Église en Nouvelle-Écosse, la condition de l'église Sainte-Marie se détériore.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

La Société de préservation de l'édifice Sainte-Marie est ouverte aux suggestions, et prévoit des campagnes de financement en 2020.

Les idées devront toutefois venir rapidement, car si les fonds ne sont pas recueillis à temps, il risque de n’y avoir qu’une seule solution, qu’explique sans détour André Valotaire : La seule chose qu'on peut regarder, c'est la démolition parce que la condition de la bâtisse détériore tout le temps. Éventuellement, elle va être dangereuse au public.

D’après le reportage de Kassandra Nadeau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !