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Renforcer les équipes de sauvetage dans l'Arctique réduirait les risques de conflit

Un brise-glace de la Garde côtière canadienne et un autre navire avancent dans l'Arctique gelé en 2015.

Un brise-glace de la Garde côtière canadienne avance dans l'Arctique lors d'une mission scientifique en 2015.

Photo : Gary Morgan / Garde côtière canadienne

Radio-Canada

Le renforcement d’équipes de sauvetage et de recherche dans le Grand Nord canadien permettrait de réduire les tensions potentielles dans la région, notamment avec la Russie.

C’est une thèse que défend un politologue de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), Michael Byers, avec sa collègue Nicole Covey dans la revue International Journal.

Si le Canada augmentait le nombre d’hélicoptères ou de brise-glaces dans l'Arctique, disent-ils, cela donnerait des moyens de sauvetage similaires à ceux existants dans le reste du pays. Mais ces équipements donneraient aussi aux services de sécurité des moyens physiques d’aborder des navires soupçonnés de traite humaine ou de pêche illégale, par exemple.

Cette présence éviterait ainsi un « dilemme de sécurité ». Cette théorie en relations internationales affirme que lorsqu’un État renforce sa puissance militaire pour assurer sa sécurité, cela peut donner l’impression à un autre État qu’il est menacé et qu’il doit donc lui également augmenter ses dépenses militaires.

Cette course aux armements crée une instabilité régionale.

Or, expliquent les chercheurs, si le Canada renforçait ses équipes de sauvetage et de recherche dans le Grand Nord, cela ne donnerait pas l’impression à d’autres pays que le Canada entend se préparer à un conflit. D’autant plus que la Russie est sensible au fait que les pays autour de l’Arctique font partie de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

En d’autres termes, le Canada qui a relativement peu de militaires dans cette immense région peut affirmer sa souveraineté dans le Grand Nord sans augmenter les risques d’insécurité.

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