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Le groupe Mach évalue ses options pour l’avenir du magasin Laliberté

Le gestionnaire immobilier souligne que l’espace commercial pourrait devenir une épicerie

Des magasins, dont Laliberté, sur une rue commercial dans le quartier Saint-Roch à Québec. Quelques voitures sont stationnées et quelques passants marchent sur le trottoir.

L'immeuble Laliberté a été construit vers la fin des années 1800. Jean-Baptiste Laliberté a fondé Laliberté dans un autre bâtiment en 1867, et a installé son magasin au coin de la rue Saint-Joseph et de la Chapelle vers 1874.

Photo : Radio-Canada

Une importante transaction immobilière est survenue entre la famille Morisset, propriétaire de l’immeuble Laliberté dans le quartier Saint-Roch, et le groupe Mach. La famille est à la recherche d’un partenaire qui voudrait reprendre la gestion du magasin de mode féminine et masculine fondé en 1867.

Le groupe Mach dit être prêt à accompagner les Morisset dans leurs démarches, alors que la famille continue à gérer le magasin au moins pour les 12 prochains mois.

Autant nous, que les anciens propriétaires, nous sommes à évaluer les options, souligne le conseiller juridique de Mach, Laurent Dionne-Legendre. Il pourrait y avoir un nouvel opérateur, mais nous pourrions aussi réduire le nombre de pieds carrés du magasin.

M. Dionne-Legendre ajoute qu’il y a, selon lui, un grand intérêt pour un commerce en alimentation dans le quartier. Si le magasin devait malheureusement fermer, c’est certain qu’on peut favoriser une épicerie. Il y a déjà 50 résidents qui vivent dans le bâtiment, ils seraient contents.

La transaction entre les deux groupes comprend l’espace commercial sur la rue Saint-Joseph, mais aussi 51 lofts résidentiels et des espaces de bureau.

Nous ce qu’on a fait, c’est une transaction immobilière, affirme le responsable des communications du magasin Laliberté. Marc Lachance indique que le souhait de la famille est de s’assurer que le commerce conserve la même vocation.

Nous, on a les chiffres, on sait que si quelqu’un reprend ça avec les meilleurs rayons du magasin, ça va être rentable.

Une citation de :Marc Lachance

M. Lachance est toutefois conscient que le groupe pourrait avoir d’autres projets pour l’espace commercial.

Ils pourraient louer ça à une épicerie, mais je me dis qu’ils en ont aussi d'autres espaces ailleurs dans le quartier. C’est juste une bonne nouvelle si quelqu’un souhaite reprendre le magasin.

Un portrait de Jean-Baptiste Laliberté au début de sa carrière, non daté.

Un portrait de Jean-Baptiste Laliberté, fondateur du magasin, au début de sa carrière.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie : Archives Laliberté

Au cours de son histoire, le magasin Laliberté a vu passer trois générations de Laliberté et trois générations de Morisset. Le magasin va très bien, mais il n’y pas de relève, la 3e génération vieillie, eux vont passer à autre chose, explique M. Lachance.

Le groupe Mach a déjà indiqué qu’il souhaite protéger l’histoire qui vient avec l’immeuble. Le nom Laliberté sera conservé, autant pour identifier l’immeuble que pour les lofts résidentiels.

Une expérience unique

D’après Marc Lachance, c’est grâce à un personnel unique et dévoué que le magasin a su se démarquer depuis des années.

On a une acheteuse qui est exceptionnelle, un personnel qui est exceptionnel, les clients qui viennent ici et disent que c'est un mix qu'on ne trouve pas ailleurs, soutient-il.

Il est conscient que dans l’éventualité où le magasin venait à fermer, les employés seraient déçus. Ça va être difficile de trouver un emploi comme chez Laliberté, un emploi équivalent.

Or, il ne veut pas trop en parler. On est heureux d'une transaction immobilière et on est sûr que ça va continuer durant un bon bout de temps.

Des vêtements sur une table portés par des mannequins en tissu.

Laliberté se spécialise dans la mode pour hommes et femmes. À l'époque, le magasin était aussi reconnu pour son atelier de fourrures.

Photo : Radio-Canada

Le groupe Mach croit aussi que le magasin pourrait être repris par une autre organisation. Laurent Dionne-Legendre souligne toutefois que les propositions audacieuses seront bien accueillies.

Si jamais ils trouvent un nouvel opérateur, ou quelqu'un qui a une nouvelle idée pour revamper le magasin, c'est certain qu'on va les accueillir à bras ouverts, on reconnaît le besoin d’un magasin à grande surface dans Saint-Roch.

Pour ce qui est des lofts résidentiels, M. Dionne-Legendre affirme qu'ils seront gérés avec des baux de douze mois pour le moment.

Mais il ne cache pas qu’il pourrait y avoir des changements pour en faire des appartements d’hébergement touristique.

C'est certain que ce sont de petits lofts, ça pourrait être transformé, mais ce n'est pas notre intérêt à court terme.

Une citation de :Laurent Dionne-Legendre

Le groupe Mach possède de plus en plus de propriétés dans le quartier Saint-Roch, que le conseiller juridique du groupe Mach qualifie d’effervescent.

Des affiches blanches dans une porte de commerce sur laquelle il est écrit Mach, à louer

Le groupe montréalais Mach possède de nombreux espaces commerciaux et résidentiels dans le quartier Saint-Roch.

Photo : Radio-Canada

On veut garder cette ambiance-là, une belle diversité dans les services. On peut penser que ça peut devenir le prochain centre-ville à Québec, lance-t-il.

Il ajoute que le groupe surveille avec intérêt l’arrivée du Réseau structurant de transport en commun qui pourrait être bénéfique pour le quartier, selon lui.

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