•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’auto reste la reine des routes, malgré une utilisation moindre dans le Grand Vancouver

Une fil de voitures sur une route en travaux

Environ 70 % des déplacements se font encore en voiture dans le Grand Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les habitants de la région métropolitaine de Vancouver effectuent plus de déplacements que jamais grâce aux modes de transport alternatifs, mais les données de la dernière décennie montrent que l’automobile reste la reine de la route dans toute la région.

En 2017, la dernière année complète de données disponibles auprès de la société de transport régionale TransLink, 71,9 % des déplacements de la région métropolitaine de Vancouver ont été effectués par des automobilistes, conducteurs ou passagers, contre 74 % en 2008.

La professeure agrégée en sciences de la santé Meghan Winters, de l'Université Simon Fraser, est l'une des nombreuses expertes en transport affirmant que moins de déplacements devraient être effectués en voiture pour s'adapter à la croissance démographique de la région.

Nous n'avons pas d'autre choix que d'être audacieux.

Une citation de :Meghan Winters, professeure agrégée en sciences de la santé à l'Université Simon Fraser

Nous devons effectuer des changements importants pour favoriser la marche, le vélo et le transport en commun parce que nous n'avons pas les infrastructures nécessaires pour accueillir plus de voitures sur la route, ajoute-t-elle.

Selon elle, moins de transport en voiture est également nécessaire pour aider à limiter les changements climatiques et favoriser une meilleure santé publique, notamment en raison des bienfaits des modes de transport actifs pour la santé.

Une question d'argent

Ce changement passe toutefois invariablement par un investissement public accru, affirme le professeur en transport et en santé Lawrence Frank, de l'Université de la Colombie-Britannique. « Là où nous l'avons rendu l'utilisation du transport en commun plus pratique, plus facile et plus sûre pour les gens, ils marchent et font du vélo », ajoute-t-il.

Même son de cloche chez Meghan Winters. Là où il y a la volonté, nous devons investir dans des moyens permettant aux gens de se déplacer dans notre communauté sans dépendre de la voiture, dit-elle.

Lawrence Frank déplore aussi que plusieurs grands projets de transport en commun aient été renvoyés aux calendes grecques après qu'un référendum eut conduit au rejet de l'imposition d'une taxe de vente visant à financer le transport en commun dans la région métropolitaine de Vancouver en 2015.

Il convient qu'il est juste de se féliciter de l'achalandage du réseau de TransLink. Il déplore toutefois le manque de discussions ou de données sur les facteurs qui minent les réalisations en transport, comme l'étalement urbain croissant.

Une rame de quatre voitures de type Mark II du SkyTrain, le métro aérien du Grand Vancouver, approche du pont SkyBridge, qui relie New Westminster à Surrey sur la ligne Expo.

Le SkyTrain, le métro aérien du Grand Vancouver

Photo : Radio-Canada / Denis Couture

Il cite en exemple la ville de Surrey qui, malgré des efforts pour densifier ses secteurs résidentiels tributaires des transports en commun, a également augmenté le nombre de logements dans des zones dépendantes de la voiture.

Il serait donc plus judicieux, selon lui, d'analyser les données des différentes régions et municipalités de Metro Vancouver en fonction de certains critères, en comparant notamment les projets privilégiés et leur impact.

Cela permettrait, croit-il, de voir à quels endroits les investissements en infrastructures de transport en commun et de transport actif ont permis de changer les choses.

Il a par exemple constaté qu'après la construction de la voie verte des rues Comox et Helmcken, au centre-ville de Vancouver, il y a eu une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur et que les personnes qui vivent à proximité sont susceptibles de faire de l'exercice pendant au moins 20 minutes par jour.

Avec les informations de Maryse Zeidler

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !