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Les robots vont-ils remplacer les travailleurs ontariens?

Des robots dans une usine au Japon.

L'automatisation croissante de l'économie entraînera la multiplication des robots dans les usines, ainsi que la disparition de certains emplois occupés par des humains.

Photo : Reuters / Issei Kato

Le quart des emplois du nord de la province ont un potentiel élevé d’automatisation, selon le plus récent rapport de l’Institut des politiques publiques du Nord de l'Ontario.

Autrement dit, ces derniers risquent d'être facilités ou remplacés par des ordinateurs, des robots ou des outils.

Ce sont surtout les secteurs comportant des emplois routiniers, comme les secteurs manufacturier, forestier, ainsi que ceux du logement et de la restauration, qui devraient ressentir les effets de l’arrivée des nouvelles technologies.

Les emplois en éducation, en santé et en administration publique, à l’opposé, seraient les moins impactés. Ils représentent 32,2 % des postes dans le nord-est de la province, et 37,2 % dans le nord-ouest.

Nouveau paradigme

L’institut note aussi une transformation du marché du travail dans le Nord de l'Ontario.

Si beaucoup d'emplois dits routiniers ont effectivement été supprimés ces dernières années, les chercheurs ont également décelé une nouvelle tendance. L'emploi dans des professions comportant des tâches cognitives non routinières a augmenté dans toutes les régions, explique l'un des auteurs Bakhtiar Moazzami, professeur d'économie et d'économétrie à l'Université Lakehead, par voie de communiqué.

Si cela peut sembler rassurant, l’Institut des politiques publiques du Nord avertit toutefois que rien ne garantit que des emplois plus spécialisés remplaceront un jour tous ceux perdus en raison de l'émergence des technologies d’automatisation.

En plus de mettre l'avenir de certains travailleurs en danger, les chercheurs estiment que l'arrivée des nouvelles technologies menace aussi la capacité du gouvernement à percevoir des impôts – les robots n’ayant pas de revenus.

Secteurs à risque élevé d’automatisation au Canada

  • Vendeurs au détail, 92 % de probabilité d’automatisation, 656 000 employés
  • Adjoints administratifs, 96 % de probabilité d’automatisation, 329 000 employés
  • Caissiers, 97 % de probabilité d’automatisation, 309 000 employés

Investissements et éducation

Les chercheurs de l’Institut des politiques publiques du Nord de l’Ontario concèdent que la robotisation dans la province représente une occasion de développement économique et social. Cela doit cependant s'accompagner de politiques publiques et d'investissements permettant de développer les secteurs qui risquent de perdre des emplois, nuancent-ils.

Le secteur forestier, par exemple, a connu une baisse d’emploi marquée avec l’arrivée des nouvelles technologies alors qu'il est un moteur économique important pour le Nord de l’Ontario.

Les emplois routiniers dans le domaine des pâtes et papiers ont notamment diminué de 76,1 % entre 1991 et 2016, selon le rapport.

Les chercheurs croient donc qu'il faut développer des programmes d’éducation permettant de préparer adéquatement les travailleurs de la région à faire face à la nouvelle réalité du marché du travail.

Selon eux, un accent particulier devrait être mis sur l’apprentissage des sciences et des mathématiques, principalement à l’école élémentaire et secondaire. Et mieux vaut s'atteler rapidement à la tâche, ajoutent-ils, estimant que le système d’éducation canadien affiche du retard pour relever ce nouveau défi.

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