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Trump menace de riposter si l'Iran s'en prend à des Américains

Donald Trump montre quelque chose du doigt lors d'un événement de campagne à Miami.

Donald Trump, qui a ordonné l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani, a assuré que celui-ci préparait des attaques « imminentes » contre des diplomates et des militaires américains.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Radio-Canada

Confronté aux menaces de l’Iran de venger la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi dans une attaque de drone menée par les États-Unis, le président Donald Trump a menacé à son tour de riposter en ciblant 52 sites iraniens.

Que cela serve d'avertissement, a tweeté le président américain. Si l'Iran frappe des Américains ou des bases américaines, [...] nous répliquerons TRÈS RAPIDEMENT ET TRÈS FORTEMENT.

La mise en garde de Donald Trump survient après une journée marquée par les obsèques du général Soleimani et deux nouvelles attaques sur la Zone verte de Bagdad, où un obus est tombé à moins d'un kilomètre de l'ambassade américaine dans la capitale irakienne, et sur une base militaire du nord de la ville.

Des 52 sites iraniens ciblés, certains [...] sont de très haut niveau et très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne, a précisé le président américain, sans les identifier.

Il a toutefois, au passage, souligné que 52 correspondait au nombre d'Américains retenus en otage pendant plus d'un an à partir de la fin de 1979 à l'ambassade des États-Unis à Téhéran.

Les États-Unis ne veulent plus de menaces, a aussi prévenu le président américain dans l'un de ses trois tweets.

L'Iran n'a été que des problèmes depuis de nombreuses années.

Donald Trump, président des États-Unis

M. Trump avait justifié avoir ordonné la mort de Soleimani, vendredi, en affirmant que celui-ci préparait des attaques imminentes contre des diplomates et des militaires américains.

Son geste visait donc, a-t-il précisé, à empêcher une guerre et non à en déclencher une.

Il s'est toutefois attiré de nombreuses critiques, notamment de la part d'élus démocrates, puisque le Congrès n'avait pas approuvé préalablement l'attaque contre Qassem Soleimani.

La notification officielle est finalement venue le lendemain, dans le délai prescrit par la loi américaine pour toute situation menaçant de provoquer un conflit armé ou de conduire à la guerre.

Celle-ci suscite des questions graves et urgentes sur le moment, la manière et la justification de l'administration Trump de s'engager dans des hostilités avec l'Iran, a réagi Nancy Pelosi.

La présidente de la Chambre des représentants a également critiqué que la note soit classifié, laissant les élus et le peuple américaindans le noir à propos de la sécurité nationale. Elle a en outre appelé à un apaisement du conflit.

Cette escalade, provocatrice et disproportionnée, met en danger des militaires, des diplomates, des citoyens d'Amérique ainsi que nos alliés.

Nancy Pelosi

Menaces pour menaces

Plan rapproché du général Soleimani portant un complet civil.

Qassem Soleimani, vu ici en septembre 2013 à Téhéran, a été tué vendredi dans une frappe aérienne américaine.

Photo : Getty Images / AFP / Mehdi Ghasemi

L’Iran avait auparavant promis une « vengeance dure » contre les États-Unis, après la mort du général Soleimani.

Les Brigades du Hezbollah, la faction la plus radicale du Hachd al-Chaabi, ont notamment appelé les forces de sécurité irakiennes à s'éloigner d'au moins 1000 mètres des sites sur lesquels se trouvent des Américains à partir de dimanche.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a durement critiqué cet avertissement, traitant les membres de ce groupe irakien pro-Iran de voyous.

Ces voyous disent aux forces de sécurité irakiennes d'abandonner leur devoir de protéger [l'ambassade des États-Unis à Bagdad] et d'autres endroits où des Américains travaillent côte à côte avec les Irakiens.

Mike Pompeo, secrétaire d'État américain

Plus tôt dans la journée, les Gardiens de la révolution islamique, une composante de l'armée iranienne, avaient, comme M. Trump, identifié 35 possibles cibles, cette fois-ci américaines.

Ces cibles américaines vitales dans la région sont depuis longtemps identifiées par l'Iran, avait prévenu le général Gholamali Abuhamzeh, déclarant vouloir punir les Américains où qu'ils soient à portée de main.

Le détroit d'Ormuz, où transitent de nombreux pétroliers et navires de guerre américains, a notamment été évoqué.

HMS Defender

Le HMS Defender compte parmi la flotte de la marine britannique qui servira d'escorte dans le détroit d'Ormuz.

Photo : AFP / GLYN KIRK

Devant cette possibilité, le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, a été le premier à réagir en affirmant que la marine accompagnerait les navires battant pavillon britannique pour assurer leur protection.

Le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger nos navires et nos citoyens, a-t-il indiqué, alors que les tensions entre l'Iran et le Royaume-Uni avaient escaladé cet été jusqu'à l'arraisonnement de pétroliers dans le détroit. La marine avait ensuite assuré la protection des navires civils britanniques jusqu'en novembre.

Nombreux experts ignorent encore comment se manifestera la réponse de l'Iran ni d’ici combien de temps.

Avec les informations de Agence France-Presse

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