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Le nombre de chantiers résidentiels devrait se stabiliser en 2020 à Toronto

Toronto avec une grande grue.

Le nombre de mises en chantier d'habitations devrait se stabiliser en 2020.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

L'abandon de certains projets immobiliers à Toronto accroît la pression sur un marché immobilier déjà difficile, mais le nombre de mises en chantier d'habitations devrait se stabiliser en 2020.

Le nombre de nouveaux chantiers de construction de logements entre les mois de janvier et septembre 2019 avait diminué de 9 % par rapport à la même période l'année précédente, selon la Ville de Toronto.

En 2018-2019, moins de 27 000 unités de logement ont été complétées, un total inhabituellement bas, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Frustration chez les acteurs du marché immobilier

De nombreux promoteurs immobiliers citent les dépassements de coûts de construction, les problèmes de financement et les délais d’obtention de permis comme étant les causes de l’abandon de projets.

À Toronto, les copropriétés restent marquées par la prudence, et plusieurs projets menacent d’être abandonnés. En effet, les délais d’obtention des approbations nécessaires, la montée des coûts et le ralentissement de la flambée des prix sont autant de facteurs aggravants, rapporte la firme PricewaterhouseCoopers.

Selon une étude d’Urbanation, une entreprise de consultation en immobilier, 4202 logements (dans 12 immeubles répartis sur 9 projets) ont été annulés entre le 1er janvier et la mi-décembre 2018.

En 2017, des centaines d’acheteurs ont perdu leurs futures habitations à Toronto après l'échec d’un projet immobilier du développeur Castlepoint Numa en raison du manque de financement et de l’absence d'approbations et de permis de la Ville de Toronto.

Une autre raison pour laquelle certains promoteurs immobiliers décident d’abandonner un projet de construction est le prix de vente de certains condos, parfois trop élevé pour les acheteurs.

Un homme en entrevue dans la rue.

Jean Pearson est un agent immobilier basé à Toronto.

Photo : Radio-Canada

L’agent immobilier Jean Pearson note aussi la lenteur administrative à Toronrto qui ajoute de la pression sur un marché immobilier qui fait déjà face à un manque d'habitations.

Ça prend des mois et des mois avant d'obtenir des permis pour une simple rénovation, et ça c'est pas normal, et ça contribue aussi à mettre beaucoup de pression sur le marché immobilier, dit-il.

Andrew Hill, directeur du développement des affaires en Ontario pour le groupe Scott Construction, avoue que l'approbation de construction d'une tour peut prendre de deux à quatre ans, d'après son expérience.

Une fois un projet approuvé, selon la SCHL, la construction d’un ensemble d’habitations commence environ 24 mois après son annonce.

Andrew Hill ajoute que beaucoup [de chantiers] rencontrent des délais qui peuvent représenter des mois, voire des années.

Éclaircie en vue

La SCHL note cependant que les mises en chantier pourraient aussi être plus nombreuses si la croissance de l’emploi dépasse les prévisions, si l’augmentation des taux d’intérêt est inférieure aux attentes et si plus de terrains sont viabilisés.

À Toronto, le nombre de mises en chantier d’habitations devrait ainsi se stabiliser en 2020 et 2021 principalement grâce à la construction de condos qui devrait être plus rapide cette année.

Selon le rapport Perspectives du marché de l'habitation de la grande région de Toronto, publié en octobre dernier, le rythme d’achèvement des appartements en copropriété devrait s’accélérer au cours des 18 prochains mois environ (en 2018-2019, à peine plus de 26 000 unités ont été achevées, un total inhabituellement bas), ce qui réduira un peu le nombre de logements en construction et permettra d’en produire de nouveaux.

En Ontario et dans les Prairies, les mises en chantier augmenteront, mais moins qu'au cours des dernières années, précise la SCHL.

À Montréal, la construction d’appartements restera élevée d’ici 2021 et à Ottawa la demande qui persiste continuera d'encourager de nouveaux projets résidentiels en 2020.

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