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La jeunesse s'empare du Parlement... sans tuque ni controverse

L'Assemblée nationale du Québec

L'Assemblée nationale du Québec

Photo : Radio-Canada / Bernard Huard

Le 34e Parlement étudiant du Québec permet à 125 jeunes de vivre l'arène politique. Un code vestimentaire strict empêche toutefois toute controverse de se faufiler dans le coton ouaté.

Bleus et Rouges s'affrontent à nouveau à Québec.

Au contraire des troupes des général Wolfe et Montcalm d'une autre époque, les deux camps ont depuis longtemps remplacé les munitions par les mots.

La joute parlementaire voit s'affronter 125 étudiants de 18 à 25 ans dans le Salon bleu de l'Assemblée nationale.

Le gouvernement fait face à l'opposition.

Jason St-Amour, chef du caucus des Bleus au 34e Parlement étudiant

Jason St-Amour, chef du caucus des Bleus au 34e Parlement étudiant

Photo : Radio-Canada / Audrey Paris

Le quatrième pouvoir

Les deux doivent composer avec la vingtaine de journalistes qui essaiment autour d'eux en quête de primeurs.

La simulation frôle de près la réalité - malgré quelques différences notables.

On brasse beaucoup d'idées, on sort des cadres un peu plus rigides qu'impose la vie politique de tous les jours, explique Jason St-Amour, premier ministre sous la bannière des Bleus.

Son opposante et cheffe des Rouges, Elisabeth Gendron, admet que certains enjeux, parmi les plus polarisants de la dernière année, ne peuvent s'immiscer dans la simulation.

Nous sommes soumis à un code vestimentaire très strict, il y a moins de souplesse de notre côté, explique celle qui endossera le rôle de première ministre dès samedi soir.

Elisabeth Gendron, chef du caucus des Rouges lors du 34e Parlement étudiant

Elisabeth Gendron, chef du caucus des Rouges lors du 34e Parlement étudiant

Photo : Radio-Canada / Audrey Paris

Vestons et tailleurs sont donc de mise au cours du Parlement étudiant.

Mais après une année marquée par le coton ouaté, en chanson comme en politique, la cohorte de journalistes n'a pu s'empêcher d'y faire allusion.

Nous sommes une vingtaine à nourrir des journaux, la radio, la télévision et le web, explique Félix Pedneault, rédacteur en chef de Finances, le magazine conservateur fictif élaboré pour la simulation.

Dans le journal, nous avons une section où nous évaluons ironiquement la tenue des élus, dit-il. C'est d'abord et avant tout un clin d’œil, mais qui pousse tout de même à la réflexion.

Nous voulions aborder ce débat polarisant, mais de façon amusante.

Félix Pedneault est rédacteur en chef du magazine fictif « Finances ».

Félix Pedneault est rédacteur en chef du magazine fictif « Finances ».

Photo : Radio-Canada / Audrey Paris

Une expérience enrichissante

La simulation doit prendre fin lundi. D'ici là, ces jeunes auront débattu d'éducation, d'accès à la justice et à la santé, d'itinérance et de mille autres enjeux qui secouent la société québécoise.

Il n'y a pas beaucoup de sommeil pendant le Parlement étudiant, s'accordent à dire Elisabeth, Félix et Jason.

Mais foi de premier ministre : l'adrénaline les porte.

Et preuve que les coulisses du pouvoir suscitent une certaine ivresse malgré une carence en sommeil : tous entendent répétés l'expérience aussi longtemps qu'ils le pourront.

Avec les informations d'Audrey Paris

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