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Le temps presse pour protéger une autre église patrimoniale de Québec

Le reportage de David Rémillard

Photo : Radio-Canada

Avant même de penser réinstaller un clocher sur l'église Saint-Sauveur, privée de son ornement pour un troisième hiver consécutif, il faudra d'abord réaliser des travaux « urgents » pour préserver sa structure. Le curé de la paroisse, Michel Drouin, en fait sa priorité.

L'église Saint-Sauveur, dont la valeur patrimoniale est jugée exceptionnelle par la Ville de Québec, n'a pas bonne mine.

Déjà amputée de son clocher, qui menaçait de s'effondrer à l'été 2017, voilà que les fenêtres, la toiture, les portes et la maçonnerie ont besoin de soins importants.

On a fixé beaucoup sur le clocher depuis les trois dernières années, mais il faudra s'occuper du bâtiment qui a besoin de beaucoup d'amour. [...] Il faudra s'en occuper éventuellement, et ça urge, affirme le curé Michel Drouin, en poste dans la paroisse Sainte-Marie-de-l'Incarnation depuis un peu plus d'un an.

Des fenêtres et des murs de l'église Saint-Sauveur, à Québec.

Les fenêtres et la maçonnerie font partie des travaux prioritaires.

Photo : Radio-Canada

Ce dernier a été avisé d'infiltrations d'eau dans la toiture il n'y a pas longtemps. Des joints et l'enveloppe extérieure montrent des signes de fatigue. Les fenêtres seront aussi à repeindre pour ne pas les perdre, poursuit M. Drouin, qui attend une estimation des coûts.

La facture pourrait s'élever à plusieurs centaines de milliers de dollars, s'ajoutant aux plus de 2 millions $ qui seraient nécessaires pour remettre un clocher en place.

Un carnet de santé de la bâtisse, construite en 1866, sera réalisé prochainement. Une rencontre est aussi prévue en janvier, selon M. Drouin, avec des représentants du Diocèse de Québec et de la Ville.

Le curé rappelle que l'église Saint-Sauveur ne s'est pas qualifiée pour des subventions en 2020. Il faudra donc attendre à 2021 pour donner le coup de barre espéré. En mars, il faudra faire une demande pour prendre soin du bâtiment.

Une levée de fonds auprès des citoyens avait permis d'amasser près de 100 000 $ pour le clocher, il y a près de 2 ans.

Des squatteurs dans le clocher

En attendant la suite, les trois immenses pièces démontées qui constituaient le clocher se trouvent toujours sur le parvis de l'église depuis son démantèlement, fin août 2017.

Des pièces du clocher de l'église Saint-Sauveur, à Québec.

Les pièces du clocher sont toujours sur le parvis de l'église, plus de deux ans après leur démantèlement.

Photo : Radio-Canada

La paroisse espérait les faire enlever cette année pour des raisons de sécurité. M. Drouin évoque la présence de squatteurs, les risques d'incendie et la proximité avec la cour de l'école primaire Marguerite-Bourgeoys.

La fabrique n'a pas les moyens de payer, elle qui avait vu la Ville de Québec allonger les 770 000 $ nécessaires au démantèlement du clocher.

Le curé Michel Drouin admet qu'il ne va pas préconiser une solution coûteuse, évoquant quelque chose de modeste. La paroisse est toujours en attente d'une opinion de la Ville à ce sujet.

M. Drouin assure que l'objectif est d'arriver avec une finition de bon goût, mieux que le toit temporaire installé en urgence.

Vue du clocher de l'église Saint-Sauveur depuis le boulevard Charest, à Québec

Les dizaines de pieds manquant au clocher de l'église laissent un vide dans le paysage, comme sur cette vue depuis le boulevard Charest.

Photo : Radio-Canada

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