•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'élection présidentielle en Bolivie aura lieu le 3 mai

Evo Morales lors d'une conférence de presse.

Les Boliviens éliront le successeur d'Evo Morales, exilé au Mexique puis en Argentine depuis la contestation de sa réélection.

Photo : Reuters / Agustin Marcarian

Agence France-Presse

Les Boliviens désigneront leur président le 3 mai, plus de six mois après l'élection controversée qui avait déclenché une violente révolte sociale et le départ du chef d'État Evo Morales, a annoncé vendredi le Tribunal suprême électoral (TSE).

Le dimanche 3 mai, les citoyens voteront pour élire la présidence et l'Assemblée législative, a déclaré lors d'une conférence de presse le président du TSE, Salvador Romero.

Premier président indigène de Bolivie, Evo Morales a démissionné le 10 novembre après 14 ans de pouvoir après avoir été lâché par la police et l'armée, sous la pression de manifestations de l'opposition qui contestait sa réélection le 20 octobre pour un quatrième mandat. Ces troubles avaient fait 35 morts, selon la Commission interaméricaine des droits de l'homme.

Depuis, la Bolivie est dirigée par une présidente par intérim, la sénatrice de droite Jeanine Añez.

Qui succédera à Evo Morales?

Un audit mené par l'Organisation des États américains (OEA) a confirmé des irrégularités dans le scrutin. L'élection du 20 octobre a donc été annulée, les anciens membres du TSE qui avaient attribué la victoire dès le premier tour à Evo Morales ont été arrêtés et le président démissionnaire s'est réfugié au Mexique puis en Argentine.

Il ne pourra pas se présenter au scrutin du 3 mai.

Parmi les possibles candidats, le jeune dirigeant paysan Andronico Rodriguez, considéré comme l'héritier politique d'Evo Morales, est le favori des sondages avec 23 % des intentions de vote, même s'il doit encore obtenir l'investiture de son parti.

L'ancien président centriste Carlos Mesa est pour le moment deuxième dans les sondages avec 21 % des intentions de vote.

Les dirigeants régionaux de droite Luis Fernando Camacho et Marco Antonio Pumari, qui ont joué un rôle clé dans la chute de Morales, suivent loin derrière avec 13 % et 10 % respectivement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !