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Des Canado-Taïwanais s'envolent en vue de l'élection présidentielle

Tsai Ing-wen (droite) salue la star bisexuelle taïwanaise Ken Chung au bureau présidentiel, en décembre dernier.

La présidente sortante, Tsai Ing-wen, ici avec la vedette bisexuelle taïwanaise Ken Chung, est connue pour son soutien aux communautés LGBTQ.

Photo : Instagram/Tsai Ing-wen

Radio-Canada

L’élection présidentielle de Taïwan, qui se tiendra le 11 janvier prochain, pousse un grand nombre de Canadiens ayant la double nationalité à regagner leur sol natal pour faire entendre leur voix.

Dans ce pays voisin du conflit qui oppose les manifestants démocratiques hongkongais au régime pékinois, la campagne électorale est aussi marquée par une lutte entre Han Kuo-yu, un candidat conservateur jugé « pro-Chine » et la présidente sortante, Tsai Ing-wen, plus encline à soutenir la démocratie taïwanaise, selon ses partisans.

En raison des troubles politiques à Hong Kong, de nombreux Taïwanais craignent que M. Han ne négocie une sorte d'accord avec la Chine qui commencerait à imposer des limites à Taïwan, s'il est élu président.

Le candidat présidentiel Han Kuo-yu.

Le candidat présidentiel du KMT, Han Kuo-yu, est devenu maire de Kaohsiung, une ville du sud de Taïwan, en 2018.

Photo : Associated Press / Chiang Ying-ying

Lors d'un récent débat, Mme Tsai a reproché à M. Han d'être trop proche de Pékin après qu'il eut visité le bureau de liaison de la Chine à Hong Kong, en mars dernier. Des médias australiens ont par ailleurs affirmé que Pékin avait mobilisé des électeurs pour soutenir le candidat.

Si M. Han devient président, la jeune génération tentera de toutes sortes de façons possibles de garder un œil sur son gouvernement en ce qui concerne la façon dont il traite avec Pékin, soutient la professeure en études asiatiques Josephine Chiu-Duke, de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Droits des LGBTQ menacés?

Certains électeurs craignent l'apparition de sentiments homophobes en cas de prise de pouvoir du candidat conservateur.

Les électeurs taïwanais ont rejeté le mariage homosexuel lors d'un référendum le 24 novembre 2018, tout en élisant des candidats du Parti nationaliste d'opposition pro-Chine KMT à la plupart des postes de maires et de magistrats.

Des gens manifestent et portent des roses.

Des partisans du mariage entre conjoints de même sexe sont rassemblés à l’extérieur de l’Assemblée législative de Taïwan, le 17 mai 2019. Ils tiennent des roses en mémoire des personnes qui se sont suicidées en raison de la discrimination dont elles ont été victimes.

Photo : Reuters / Tyrone Siu

Ruby Ba est arrivée au Canada il y a 18 ans et enseigne dans une école de Vancouver. La semaine prochaine, elle se rendra à Taipei, la capitale de Taïwan.

Lorsque nous parlons de démocratie et de liberté, cela ne peut pas seulement profiter à une certaine partie de la société et sans tenir compte des besoins des autres, dit-elle.

Seize ans après leur union au Canada, Kai Ma, un musicien originaire de Taïwan, et son mari, Scott Simon, un anthropologue de l'Université d'Ottawa, s'envoleront pour Tainan, une ville du sud de Taïwan.

Ils donneront leur vote à Tsai Ing-wen, en grande partie en raison de son soutien aux droits des personnes LGBT. Sous sa gouverne, Taïwan est devenu le premier et le seul État d'Asie à légaliser le mariage homosexuel, en mai dernier.

Photo dans un parc de Scott Simon et son mari, Kai Ma.

L'anthropologue à l'Université d'Ottawa, Scott Simon (à gauche), pose en compagnie de son mari, Kai Ma (à droite). Il étudiera les rassemblements présidentiels et parlementaires lors de son séjour à Tainan.

Photo : Fournie par Scott Simon

Le professeur affirme que les candidats parlementaires du KMT à Tainan et dans d'autres circonscriptions se sont vraiment ralliés aux forces conservatrices contre les droits des personnes LGBT comme moyen de détourner l'attention du problème avec la Chine .

Aucun récent commentaire de Han Kuo-yu ne laisse entendre qu’il s'oppose au mariage gai.

Avec les informations de Winston Szeto

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