•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grève à Swissport : le syndicat a rencontré le médiateur

Des grévistes brandissent des pancartes.

Les employé de Swissport ont déclenché la grève mardi avant-midi.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

La grève des ravitailleurs de Swissport à l'aéroport Montréal-Trudeau et à l'aéroport de Mirabel se poursuivait, jeudi, alors que le médiateur nommé par le ministère fédéral du Travail a rencontré la partie syndicale durant plusieurs heures.

L'Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l'aérospatiale (AIMTA), qui représente la centaine de travailleurs en grève, a confirmé jeudi être en rencontre avec le médiateur depuis la matinée.

L'employeur a fait savoir en fin d'après-midi jeudi qu'il rencontrera le médiateur séparément vendredi après-midi.

La ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, a fait savoir que le service fédéral de médiation et de conciliation travaillait déjà avec les parties depuis le mois d'octobre pour les aider à conclure une entente.

La grève, qui a débuté le 31 décembre, touche Swissport Fueling Services, une entreprise qui effectue en sous-traitance l'avitaillement d'avions à l'aéroport Montréal-Trudeau ainsi qu'à l'aéroport de Mirabel. Les syndiqués concernés sont des ravitailleurs d'avions, mais aussi des mécaniciens, des répartiteurs et des travailleurs d'entretien d'installations de stockage de carburant.

De son côté, Swissport a indiqué jeudi que tous les vols qu'elle avait à avitailler l'ont été à temps et sans délai.

Les cadres peuvent en effet effectuer les tâches des employés lors d'une grève. Et il n'existe pas de dispositions antibriseurs de grève dans le Code canadien du travail, contrairement au Code du travail du Québec. Le transport aérien est de compétence fédérale et donc couvert par le Code canadien.

La convention collective est échue depuis le 8 août.

Nombreux points en litige

Les points en litige sont nombreux et touchent l'essentiel des conditions de travail, comme le salaire, le roulement de personnel et la sécurité au travail, selon le syndicat.

Les transporteurs et gestionnaires d'aéroports ont recours à une politique appelée « contract flipping », qui consiste à lancer un processus d'appel d'offres pour changer de sous-traitant et octroyer le contrat au plus bas soumissionnaire.

Lorsque le sous-traitant change, les travailleurs perdent leur emploi. Puis ils effectueront ensuite les mêmes tâches qu'avant, pour un autre employeur, avec un salaire moindre, des assurances moins étendues et d'autres conditions de travail moins avantageuses. Michel Richer, représentant de l'AIMTA au bureau canadien, affirme que la baisse de salaire peut alors atteindre 5 $ de l'heure.

Au Québec, l'AIMTA est affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Relations de travail

Économie