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Une corde de bois pour « l'homme des bois » de Saint-Ferréol-les-Neiges

Tronçonneuse à la main, Jérémy taille une palette pour se procurer du bois de chauffage.

Pour nourrir son poêle à bois, Jérémy récupèrait des vieilles palettes.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Marie-Pier Mercier

Premier janvier, 10 h 30 du matin, un bon samaritain cogne à la porte de Jérémy Wauquiez et Meilinda Guillen Fancsali, ce couple qui a décidé de vivre à l’ancienne à Saint-Ferréol-les-Neiges. Dans la boîte de son camion, une corde de bois pour réchauffer les deux tourtereaux venus presque à bout de carburant.

« Après avoir fêté le Nouvel An, il nous restait seulement deux morceaux de bois », lance Jérémy Wauquiez.

« On a vraiment halluciné. Ça tombait vraiment bien! J’ai trouvé que c’était un vraiment beau geste. J’étais gêné au début et ma copine aussi », poursuit-il.

Une corde de bois étalé la long de la maison de Jérémy Wauquiez.

Un homme de Bellechasse a livré une code de bois à Jérémy Wauquiez et sa conjointe, un couple qui a décidé de vivre à l'ancienne

Photo : Jérémy Wauquiez

Le bon samaritain, un bûcheron de la région de Bellechasse, a conduit en compagnie de sa femme pendant 1 h 30 jusqu’à Saint-Ferréol-les-Neiges.

« Dans la vie, j’ai plus de plaisir à donner qu’à recevoir. Quand on donne, on a un immense plaisir, quand on reçoit on est toujours un petit peu gêné », dit l'homme, qui souhaite conserver l'anonymat.

Le bûcheron avait remarqué dans le reportage de Radio-Canada, visionné la veille, que Jérémy chauffait son poêle avec du bois de mauvaise qualité.

« Moi, du bois, j’en ai. Ce n’est pas une corde de bois dans mon année qui va faire une différence. On a donc décidé de prendre la route ma blonde et moi. »

Jérémy pousse un morceau de bois dans les flammes du poêle.

Le chauffage de la maison est assuré par le poêle à bois, qui brûle sans arrêt pendant l'hiver.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

N’ayant pas d’adresse ni de numéro de téléphone pour retrouver le couple, il part à l’aveuglette. Il s’arrête à l’épicerie du village pour obtenir quelques indications. « Je suis habitué de faire un peu de Colombo, j’ai beaucoup voyagé », précise-t-il.

En effet, le bûcheron se reconnaît « un peu » dans l’homme qu’il a aidé.

« J’ai un camp dans le bois où il n’y a pas d’eau courante et seulement de l’électricité sommaire pour faire brancher un radio, quelques lumières et mon téléphone. »

Selon lui, le couple devrait être en mesure de chauffer pendant deux ou trois semaines avec la corde de bois.

Une maison à la façade de bardeaux défraîchie se dresse au milieu de la forêt, en hiver, des glaçons glissant le long de son toit escarpé.

La maison que Jérémy a achetée comptant sur Kijiji.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Commencer son année avec une bonne action

Jérémy Wauquiez trouve remarquable que quelqu’un commence son année comme cela : en aidant un pur inconnu.

« Ça nous aide beaucoup », dit-il.

Sans cela, Jérémy serait parti à la recherche de « palettes » de bois à Québec derrière les centres commerciaux.

Son bon samaritain et lui ont échangé leurs coordonnées. « C’est sûr que si un jour ils sont dans le besoin, je serai le premier à aller les aider », conclut Jérémy Wauquiez.

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