•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Au bout des doigts, un dossier médical portatif

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une tablette sur laquelle on voit des images et du texte

Le reportage de Normand Grondin

Photo : Radio-Canada

Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a mis au point une application pour appareil intelligent qui offre un coup de pouce apprécié à ses patients qui souffrent d'un cancer. Au bout de leurs doigts, il y a tout ce qu'ils doivent savoir sur leur maladie.

Julie Dubois se fait traiter pour un cancer du sein. Elle utilise OPAL, une application qui lui donne accès à une foule d'informations sur sa maladie et son traitement: résultats d'examen, rendez-vous, et même les notes de son médecin.

La première fois qu'on va voir un médecin puis qu'il va nous donner un diagnostic, on ne retient pas tout, parce qu'on est beaucoup dans l'émotion. Ensuite, quand on a eu un peu plus de temps pour digérer la nouvelle, on peut aller sur l'application et s'informer un peu mieux.

Julie Dubois

Opal a été développée au Centre universitaire de santé McGill à l'initiative d'une patiente, Laurie Hendren, décédée en mai dernier.

Elle trouvait qu'en tant que patiente, il lui manquait toute l'information par rapport à ses soins de santé et on voulait trouver un moyen de faire ça avec elle, de trouver son information au bout de ses doigts.

Dr Tarek Hijal, radio-oncologue au CUSM

En plus des données personnelles du patient, OPAL offre beaucoup d'informations contextualisées.

Chaque fois que l'on donne des résultats, on essaie de les expliquer. Donc lorsqu'ils voient leurs résultats de laboratoire, ils ont une explication. Ils voient pourquoi on les fait et que veulent dire les résultats, explique le Dr Hijal.

Souvent des fois, il y a des traitements qui vont changer, des trucs à ajuster, des fois ça peut être stressant et quand tout est bien indiqué sur l'application, ça aide beaucoup, oui, oui, ajoute Julie Dubois.

Jusqu'ici, plus de 700 patients ont utilisé OPAL. Selon un sondage, leur taux d'appréciation est de 100 %. Et 95 % d'entre eux disent que l'application améliore leur état de santé.

Nous sommes en train dans les douze prochains mois d'implanter l'application partout dans l'hôpital pour qu'un patient qui a des problèmes cardiaques, de problèmes pulmonaires, puisse aussi avoir l'information au bout de ses doigts.

Dr Tarek Hijal, radio-oncologue au CUSM

Plusieurs autres centres hospitaliers, dont le CHUM et Sainte-Justine, songent également à offrir l'application OPAL.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !